106
328.
LOUIS XVI
. 2 brochures imprimées, 1775-1776 ; in-12 et in-4.
100/120
Discours sur le Sacre de Louis XVI prononcé le 15 juin 1775 par M
r
D. P.
(s.l., 1775, 40 p., petit accident).
Extrait du
Procès-verbal du Lit de Justice, tenu par le Roi au Château de Versailles, le Mardi 12 Mars 1776
(Paris, P.-G. Simon, 1776,
36 p.). On joint :
Mémoire pour M. Gauthier
d
’H
auteserve
contre M. de
M
ontaran
, Maître des Requêtes & intendant du
Commerce, M.
P
asquier
fils, Conseiller de Grand’Chambre, et M.
G
authier
de
L
isole
, ancien administrateur des Postes
(Paris,
impr. Demonville, 1782, in-4 de 96 p.).
329.
Procès de LOUIS XVI
. 7 imprimés dont 3 affiches (un double), 1792 ; impr. de P. Toussaints à Saintes ; in-4, in-fol.
ou grand fol. (qqs mouill. et petits trous).
250/300
Rapport fait à la Convention nationale
…
Sur les crimes du ci-devant roi, dont les preuves ont été trouvées dans les papiers
recueillis par le comité de surveillance de la commune de Paris
, par Dufriche-Valazé, député de l’Orne, 6 novembre (placard).
Rapport et projet de décret
par Jean Mailhé, député de la Haute-Garonne, 7 novembre (placard). Décrets de la Convention,
« que Louis Seize sera jugé par elle » (3 décembre, et affiche) ; sur la rédaction et la discussion de l’acte énonciatif des crimes
de Louis Capet, et des questions qui lui seront faites (6 décembre) ; relatifs à la procédure, à la venue de l’accusé à la barre, à sa
défense, etc., avec l’« Acte énonciatif des crimes de Louis, dernier roi des Français » (9-15 décembre).
330.
LOUIS XVIII
(1755-1824). Note autographe, avec une supplique manuscrite à lui adressée, [vers le 15 septembre
1822] ; 2 lignes sur 1 page in-8, et 1 page in-4.
1 000/1 200
Rejet de la grâce royale pour les quatre sergents de La Rochelle. [Condamnés pour avoir conspiré contre la monarchie,
les jeunes sergents Jean-François Bories, Jean-Joseph Pommier, Marius-Claude Raoulx et Charles Goubin, seront guillotinés en
place de Grève, le 21 septembre 1822, et aussitôt considérés comme des martyrs du républicanisme.]
La supplique adressée au Roi rappelle que la date fixée pour l’exécution est celle de l’anniversaire de la petite-nièce de
Louis XVIII, fille du duc de Berry : « Grace, grace pour l’innocent, amis parents nous sommes à vos genoux, nous implorons
votre clemence, à vous seul maintenant appartient le droit de rendre la vie ou de donner la mort, dans quelques heures les
benedictions vous entourreront, dans quelques heures le desespoir abregera les jours d’une mère. Dieu a dit il faut mieux sauver
dix coupables que de condamner un innocent. Un mot Sire et tous les cœurs vous sont dévoués. Celebrez le jour de la naissance
de Mademoiselle en rendant le bonheur a quatre familles qui en vous seul, mettent leur espoir. Grace grace ».
Louis XVIII rejette la demande : « Le placet est touchant, je n’en puis disconvenir, mais le devoir marche avant la pitié ».
[Selon Philip Mansel, qui cite ces derniers mots, Louis XVIII en fit un principe inexorable tant que les conspirations
semblaient menacer le trône (
Louis XVIII
, Pygmalion/Gérard Watelet, 1982, p. 412).]
Archives du comte de Villèle.
331.
LOUIS-PHILIPPE
(1773-1850). P.S., contresignée par le Garde des Sceaux Nicolas Martin du Nord, Palais des
Tuileries 8 décembre 1842 ; vélin in-plano en partie imprimé, grand sceau pendant de cire verte à l’effigie de Louis-
Philippe sur double cordon rouge et vert dans son boîtier métallique.
400/500
Beau brevet de dispenses d’alliance pour le mariage du veuf Joseph Legros avec sa belle-sœur Marguerite Laumond, à
Paris.
332.
Charles-Philippe d’Albert, duc de LUYNES
(1695-1758) maréchal de camp, pair de France et mémorialiste
(
Mémoires sur la Cour de Louis XV
). L.A.S., Versaille, 26 avril 1751, au duc de Nivernois, ambassadeur de France
à Rome ; 1 page in-4.
150/200
« Nous faisions les vœux les plus sinceres, Monsieur, nous y joignîmes hier les suffrages les plus unanimes. Tout le regret de
vos nouveaux confreres a été de ce qu’ils n’avoient qu’à obéir. Jamais grace ne fut plus applaudie. Vous etes surement instruit,
Monsieur, de la joie extreme que nous avons eu d’avoir l’honneur de voir Mad. la d.[uchesse] de Nivernois. Le consentement
que vous avés donné à un voiage est une de ces marques essentielles d’amitié d’autant plus rares que c’est un vrai sacrifice. Nous
avons trop peu d’occasion de jouir du plaisir d’etre avec elle, mais nous profitons avec grand empressement de tous les momens
qu’elle peut nous donner »…
333.
Hubert LYAUTEY
(1854-1934) maréchal de France. 8 « bulletins périodiques » dactylographiés, signés par les
chefs de son Cabinet militaire, Fez 4-24 juin 1925 ; doubles destinés au général Daugan ; 21 pages in-fol. 200/300
Sur la nouvelle violente offensive d’Abd el-Krim dans la guerre du Rif. Ces bulletins, datés des 4, 5, 6, 8, 9, 18, 21 et
24 juin, précèdent et suivent de près la visite du Président du Conseil Paul Painlevé, arrivé le 11 juin à Fez. Ils racontent les
avancées des Riffains, des attaques contre Astar, Sahela, etc., l’évacuation de garnisons, la résistance à Taounat, nos pertes et les
leurs... Il faudrait à Lyautey des renforts de toute urgence, deux généraux de brigades ou colonels « généralables de premier
choix », des officiers d’état-major, etc. Aspects politiques : « Le Sultan fait de bonne besogne. Sa lettre chérifienne sera Vendredi
lue dans les Mosquées et portée en tribus »... Sont nommés les généraux Billotte, Cambay, Colombat, Daugan, Defrère, George,
les colonels Callais, Freydenberg, Lagarde...