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Vente aux Enchères

– Genève,

15 Octobre

2019

Jules

RENARD

– Manuscrit autographe

Chroniquettes

. S.l.n.d. 2 ff. in-4 sur papier quadrillé, quelques ratures avec ajouts.

Article intitulé

La Réclame

que Jules Renard fera paraitre sous la rubrique

Chroniquettes

dans la revue

Le Cri de Paris.

Il présente

le jeune auteur Pierre Sales : « Écoutez ! Écoutez ! cet écrivain… - Quel écrivain ? – Cet écrivain, dit Figaro, connait à merveille les

mœurs de la société contemporaine ; il a le don d’observer ; il a la fécondité. Il a une imagination prodigieuse et une sensibilité

prodigieuse aussi… Les caractères essentiels de son œuvre sont la simplicité, le naturel, la grandeur, la puissance, la santé, la

force. C’est de l’art et du meilleur, car il… - Mais qui ? qui donc ? - … continue les traditions impeccables de Balzac… »

€ 300 - 400

170

Jules

RAIS

(1872-1943), écrivain et critique d’art, mort en déportation à Auschwitz

– Lettre autographe signée à un

Cher Monsieur

.

Paris, 11 janvier 1903. 7 pp. ½ in-8, à son monogramme imprimé.

Longue lettre évoquant Maurice Barrès.

€ 40 - 60

168

Jules

RENARD

(1864-1910)

– Lettre autographe signée à un ami.

La Gloriette, 5 août 1897

. 3 pp. bi-feuillet in-8, en-tête à son adresse.

Importante lettre relative à sa pièce en un acte

Le Plaisir de rompre

L’écrivain lui annonce d’abord la mort de son père qui s’est tué d’un « coup de fusil au cœur »

« …Cette mort qui a été toute de raison et de stoïcisme m’a fortement frappé et depuis, je n’ai pu me remettre au travail ».

Et à propos de sa pièce : « Que de choses à dire... Qu’elles soient en cinq ou trois actes. Pour moi, j’aimerais faire des spectacles

coupés. Je sais que je parle au nom de l’auteur du

Plaisir de rompre

. Mais je parle aussi, je crois, en honnête auteur… À ceux qui

me diraient «une scène n’est pas une pièce ; on vous attend à votre grande pièce», il me serait facile de répondre : «cette grande

pièce, je ne veux pas la faire». J’écouterai le conseil de Goethe qui disait à Eckermann : «défiez-vous d’une grande œuvre» et qui

lui expliquait si justement pourquoi. J’ajouterais encore : «ce n’est pas parce que vous avez fait cinq actes médiocres, que vous

êtes capable de faire un bon petit acte». (Bien entendu, je choisirais mon adversaire parmi nos auteurs à thèses agaçantes). Je

me retiens et je vous permets si je peux, de continuer. Mais tous ces temps, j’ai trop de quoi rêver et cela m’empêche de travailler.

Fantec qui est maintenant beaucoup plus robuste que moi vous serre la main pour nous deux. Vous sentirez mieux la pression... »

Il ajoute en p.s. « Ne trouvez-vous pas qu’on a trop de respect machinal pour les écrivains abondants. Faut-il donc savoir que leur

savoir est de nous laisser faire, dans leurs écrits, un travail qu’ils devraient faire eux-mêmes, un travail d’élimination. »

Joint

: 2 titres de Jules Renard :

-

La demande

,

comédie en un acte.

Paris, Ollendorff, 1896.

40 pp. in-8 avec envoi autographe.

-

Le cousin de Rose

,

comédie en un acte. S.d

.

paginé 487-502 pp. in-8.

€ 300 - 400

169