Lot n° 20

Le CAQUET DES BÕNES CHAMBERIERES declarant aucunes finesses dont elles Usent Vers leurs maistres …

Estimation : 8 000 - 10 000 EUR
Description
Le CAQUET DES BÕNES CHAMBERIERES declarant aucunes finesses dont elles Usent Vers leurs maistres et maistresses. Imprimé nouvellement par le commandemēt de leur secretaire maistre Pierre babillet. Plaquette in-4, maroquin rouge, triple filet, dos à 5 nerfs orné à la grotesque, dentelle intérieure, tranches dorées ( Bauzonnet-Trautz). Pas dans Bechtel (47/B-1 et s.) ni Brunet (I-1568-1764) // Renouard, 759 // Rothschild, III-2318. (8f.) / A-B4 / 27 lignes, car. goth. / 88 x 132 mm. Édition inconnue à Bechtel, ainsi qu’à Brunet (qui décrit un exemplaire qui semble correspondre au nôtre mais donne un nombre de lignes par page différent), Fairfax Murray et Tchemerzine. Très rare édition non répertoriée par les bibliographies de cette facétie en vers sur les chambrières, et très probablement le seul exemplaire connu. Elle se compose de 8 feuillets non chiffrés. Au premier feuillet figure le titre dans la partie supérieure avec une vignette à mi-page représentant Maistre Pierre Babillet à qui l’on offre un livre. Le texte commence au verso de ce premier feuillet Chãberieres veuillez moy pardõner si ie pretēdz descouvrir vos finesses et s’achève au recto du 8e feuillet (B4) A dieu ie te dis Guillemette, feuillet au verso duquel figure une marque S M attribuée par Renouard et Rothschild à Sulpice Mérenget, libraire parisien qui officia rue Saint-Jacques de 1538 (1531?) à 1548. L’exemplaire porte au premier contreplat l’ex-libris du baron de Ruble. Il a figuré dans la vente de sa bibliothèque sous le numéro 153 et serait, selon la fiche descriptive, le seul exemplaire connu. Cette fiche ne donne pas d’indication de date mais Émile Picot, in Le Monologue dramatique dans l’ancien théâtre français (1886, p. 20), indique, à l’examen de cet exemplaire, la date approximative de 1530. L’édition a été en réalité imprimée quelques années plus tard puisqu’elle possède la marque de Sulpice Mérenget mais elle ne peut être postérieure à 1550. En effet, à partir de cette date, les éditions se complètent d’une seconde facétie que l’on peut dater d’après son titre: Pronostication sur les mariez et femmes veufues pour l’an mil cinq cens et cinquante. Il faut probablement dater notre édition vers 1540. Nous n’avons trouvé aucun renseignement sur le dénommé Pierre Babillet, pseudonyme vraisemblablement inspiré du «babillage», et toutes les notices bibliographiques qui font référence à d’autres éditions de ce texte le classent à Caquet des bonnes chambrières, classement que nous avons adopté. 2 petites épidermures sur les coupes. Provenance: Léon Cailhava (I, 21 octobre 1845, n° 313) et baron Joseph de Ruble (29 mai-3 juin 1899, n° 153).
Partager