Lot n° 90

Joseph CANTELOUBE. MANUSCRIT MUSICAL autographe signé, 5 Chants paysans de Haute-Auvergne, 1927 ; titre et 22 pages petit in-fol.

Estimation : 2500 / 3000
Adjudication : 4100 €
Description
RECUEIL DE CINQ CHŒURS SUR DES CHANTS D’AUVERGNE. Ces 5 Chants paysans de Haute-Auvergne ont été, précise le sous-titre, « recueillis, notés et harmonisés pour 4 voix mixtes avec adaptation française par J. Canteloube ». On sait que Canteloube a effectué une œuvre considérable de collectage de chants populaires, qu’il a harmonisés et mis en musique. Le chœur comprend sopranos, altos, ténors et basses, avec quelques interventions d’un soliste. 1. Lo Sèn-Dzon (La Saint-Jean), « chanté par Mme Bos de Jou-sous-Monjou, Cantal » : « Garo Sène Dzon s’opréotcho / Ah ! La Saint Jean s’approche »…, Animé, en la majeur à 5/4, daté « Paris 23 mars 1927 » ; une note précise : « Chant pour la Saint Jean (24 juin) époque à laquelle avait coutume de se faire la loue des domestiques et serviteurs ». 2. Lo Pestouro délaïssado (La Bergère délaissée), « chanté par M. Gerbal dit “Vinaigre”, cabrettaïre à Maurs, Cantal) » : « Uno djionto postouro / Une jolie bergère »…, Lent et Doux, en si bémol majeur à 5/4, signé en fin et daté « Paris 1927 ». 3. O lo componio (À la campagne), « chanté par M. de Camy à Aurillac, Cantal » : « O la componio sèn dè bouns efons / À la campagne sommes bons enfants »…, Animé et décidé, en ré majeur à 4/4, signé en fin et daté « Paris 1927 ». 4. En passant par le bois (Regret), « chanté par M. Lascroux, cabrettaïre à Vic-sur-Cère, Cantal » : « En passant par le bois J’entendis une voix »…, Pas trop lent, en si bémol majeur à 2/4, signé en fin et daté « Paris 1927 ». Une note précise : « On appelle “regrets”, en Auvergne, des chansons ou des airs de cabrette (musette) mélancoliques, servant d’accompagnement à certaines cérémonies ou fêtes rustiques ». 5. Chaîne de Bourrées, « chantées par M. Louis Delhostal, instituteur à Thiézac, Cantal » : « Baï, baï, baï, comidjiado / Va, va, petite fille »…, Mouvement de bourrée, en la majeur à 3/8, signé en fin et daté « 12 novembre 1927 ». Le manuscrit, très soigneusement noté à l’encre noire sur des feuillets doubles de papier à 14 lignes, a servi pour la gravure de l’édition chez Heugel en 1928.
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