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CAMBON (Pierre-Joseph, 1756-1820) conventionnel (Hérault) et financier.
Lettre autographe signée “Cambon fils aîné”, cosignée par 4 membres du Comité de Salut
public,
6 juillet an II
[1793] “après 1 heure du matin”, aux Citoyens de la Section de Beau Repaire”.
1 page in-4.
Important document sur la marche des troupes fédéralistes sur Paris.
“Daprès les avis que le Comité de Salut public a reçus hier matin & quil a communiqué au Maire de
Paris, sur les mouvements du departement de l’Eure, il a été arreté que la ville de Paris seroit invitée
deffectuer de suite le depart des 1800 hommes qui avoient été demandés. Ce depart doit etre prompt,
mais il ne paroit pas exiger qu’on batte la generale, nous ignorons si la Commune de Paris a reçu des
avis plus allarmants”…
Ont cosigné les autres membres du Comité de Salut public chargés de la correspondance : Jean-
François-Bertrand Delmas (1751-1798, Haute-Garonne), Louis-Bernard Guyton-Morveau (1737-
1816, Côte d’Or), Marie-Jean Hérault de Séchelles (1759-1794, Seine-et-Oise) et Dominique-
Vincent Ramel (1760-1829, Aude).
[Le 13 juillet, à la bataille de Vernon, les Fédéralistes furent mis en déroute.]
Ancienne collection Patrice
H
ENNESSY
.
1 000 / 1 200
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[CHANSONS].
4 manuscrits de 8 chansons ou poésies
; 5 pages et quart in-8.
Rares chansons royalistes, épigrammes ou poésies, qui circulaient en copie sous la
Révolution.
Certaines contre Marat, Target et la Révolution, sont très violentes.
Epigramme
: “Ils perdent tout à fait la tête / Nos tyrans devenus nos Rois ; / Ils veulent supprimer la tête
/ De Loüis si cher autrefois”… Puis un
Petit Quatrain à l’ordre du jour
: “Avec raison je me défie / Du
masque de l’homme de bien. / Je ferai tout pour la Patrie, / Mais pour les Patriotes, rien.”
À un Démagogue qui me traitoit d’Aristocrate : “Si, des lois desirer la sévère puissance ; / Dans nos
Réformateurs à bavarde éloquence / Plus d’accord, plus de dignité, / Et surtout plus de probité ; / Si,
s’indigner d’une horrible
licence,
/ Qu’on nous donne pour
liberté
; (…) Si, du Peuple, poussé par la
main qui le flatte / N’avoir point en un mot le stupide engouement / C’est se montrer
Aristocrate,
/ Je
le suis, je veux l’être, et le suis fortement.”
Sur les Défenseurs de Loüis XVI
: “Quand de Seze à Tronchet à Lamoignon s’unit, / Pour prendre de
Loüis la trop juste défense, / C’est la Vertu, la Raison et l’Esprit / Qui combattent pour l’innocence”.
– Contre Target,
Sur le refus par Target de défendre Louis XVI
: “Quand Papa Target mit au monde /
Ce poupon déjà moissonné (…) Cet orateur vertueux est muet, asthmatique”… –
Grande Vérité
: “À la
guillotine le Roi / Crioit une poissarde ! – Ah, ma bonne ! Pourquoi ? / Qu’a-t-il donc fait ? Quel est
son crime ? / – De nous avoir foutu les Etats Généraux”… – “France aujourd’hui si plate ! / Tu traînes
des canons, / Tu traînes des caissons… / Tu traînes la savatte.”
Sur la Révolution française
: “Ô siècle des calamités ! / Je plains l’Enfant que je vois naître. (…) Maudite
révolution !”…
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