En Éthiopie, la tradition des textes religieux sur parchemin est en voie de disparition. Il faut parfois jusqu’à deux ans pour réaliser un manuscrit : il faut d’abord fabriquer les parchemins à partir de peau de chèvre puis le minutieux travail de calligraphie dure plusieurs mois.

À l’institut Hamere Berhan d’Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, des prêtres et des artisans qualifiés reproduisent méticuleusement d’anciens manuscrits religieux et des œuvres d’art sacrées, parfois séculaires. De nombreuses menaces pèsent en effet sur leur conservation. Situé dans le quartier historique de Piasa, l’institut Hamere Berhan est reconnu pour son expertise dans la fabrication de parchemins à partir de peaux de chèvre, ainsi que dans la production d’encres à base de plantes locales.