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[PEYRONNET (Pierre-Denis Charles, comte de)].
Compte général de l’administration de la justice
criminelle en France, pendant l’année 1825,
présenté au Roi.
Paris, de l’Imprimerie royale, 1827.
In-4, maroquin rouge à grain long, dos à faux nerfs orné, triple encadrement de roulettes dorées
et à froid sur les plats, avec écoinçons et cartouche à froid au centre, coupes et bordures intérieures
décorées, doublures et gardes de tabis bleu ciel, tranches dorées
(reliure de l' époque)
.
Édition originale du premier rapport scientifique sur la criminalité en France.
Garde des Sceaux, le comte de Peyronnet (1778-1854) contresigna les ordonnances qui provoquèrent
la Révolution de Juillet et mirent fin au régime. Le ministre liberticide et ultra rend compte de
l'administration de la justice criminelle lors de la première année du règne de Charles X.
Exemplaire de choix, tiré sur papier fort et luxueusement relié en maroquin rouge sang.
Petites éraflures à la reliure.
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PEYTEL (Sébastien-Benoît, 1804-1839) notaire ; il fut condamné à mort pour le double assassinat de
son épouse et de son domestique, malgré l’intervention de Gavarni et de Balzac.
Lettre autographe,
[1839], à sa mère ; 1 page petit in4.
Après le verdict l’ayant condamné à l’échafaud.
“Ma bonne, mon excellente mère, combien tu as de douleur à cause de moi ! En effet je suis bien
malheureux, le plus malheureux des hommes, mais je suis résigné à tout. La vie n’est rien pour moi je la
quitte sans crainte, je m’estime même heureux de connaître à peu près le jour ou Dieu m’appellera (...)
j’espère qu’il ne me repoussera pas. Comme homme je craignais peu la mort, tu te souviens combien
de fois je la risquais pour des riens, aujourd’hui je la crains moins encore, réconcilié avec Dieu par le
ministère d’un saint et bon prêtre. Je suis tout disposé à quitter le monde (...) je n’y pleure que ceux que
j’y laisse, oh ma bonne mère que de tourmens tu auras eu ici bas et tout cela pour ton fils. Mets toute ta
confiance en Dieu ma bonne mère, je l’avais négligé si long-tems qu’il m’a rappelé à lui en m’infligeant
le châtiment le plus horrible qu’il puisse donner en ce monde, je suis résigné à sa volonté (...) innocent,
je ne dois pas craindre de paroitre devant mon juge”... Son seul tourment est de laisser toute sa famille
derrière lui, mais “je suis persuadé qu’une réhabilitation complète m’arrivera, ma mémoire sera honorée
au lieu d’être une exécration. Je désire que cela arrive pendant ta vie”.
On joint une l.a.s. de Nepveu, 6 décembre 1842, à propos d’un autographe de Lamartine
recommandant le notaire Peytel.
Ancienne collection du bâtonnier Pierre-Antoine
P
ERROD
(4-5 juillet 2001, n° 33)
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