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L’affaire Henri-Désiré Landru compte parmi les plus retentissantes
de l’histoire de France.
L’homme, un manipulateur sans scrupules, approcha et enleva
près de 280 femmes au début du XX
e
siècle : 10 d’entre elles furent
assassinées dans sa maison de campagne de Gambais, située entre
Rambouillet et Mantes-la-Jolie, selon un mode opératoire sordide.
Son procès s’ouvrit à la Cour d’appel de Versailles le 7 novembre
1921. Au cours de celui-ci, Landru multiplia les joutes oratoires
pour plaider son innocence, en vain. Reconnu coupable, il fut
guillotiné le 25 février 1922.
Ensemble unique.
On joint :
- 7 journaux et revues sur l’affaire Landru.
1919-1921
:
Le
Petit Journal, Excelsior, La Libre Parole, J’ai vu, Collection
Crimes
, etc. Avec quelques parutions plus tardives,
contenant des dossiers ou articles sur l’affaire Landru.
6 000 / 8 000
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LANDRU (Henri-Désiré, 1869-1922) criminel.
Manuscrit autographe
, Défense. Jaume. Numéros des pièces
communiquées à l’accusé, [1921] ; cahier de 5 pages petit in-4.
Très rare et curieux document concernant son procès à
Versailles en 1921-1922.
Landru a dressé une liste de 45 rapports et dépositions établis entre
avril 1919 et juin 1921, et communiqués à la défense, relatifs à la
disparition de Mme Léopoldine Jaume en 1919.
Landru indique, sous forme de tableau, pour chaque pièce, les
“cotes du dossier”, le numéro des fascicules, la page, la “désignation
des pièces” (procès-verbal, rapport, lettre), leur date, leur auteur
(“par qui”), l’objet (déposition, signalement, renseignements, etc.),
et le résumé de ces documents, et enfin des initiales (IS, SI [sans
intérêt ?], TI [très intéressant ?], TTI…).
Dépositions de son mari et de son beau-frère, de la famille et de
l’entourage du ménage Jaume, du directeur de la banque Alleaume,
etc. On relève les dépositions de M. Adam, patron du mari :
“Projets de mariage avec instituteur” et “au sujet d’une lettre écrite
par Jaume, relative à la prétendue mort de sa femme” ; de l’oncle
Barthelemy : “Serait partie en emportant 10.000 F de titres” ; de
son propre fils Charles Landru : “ne se rappelle de rien, rien !” ;
la “lettre annonçant infructuosité des recherches au sujet paiement
des coupons”... Etc.
Ancienne collection du bâtonnier Pierre-Antoine
P
ERROD
(4-5 juillet
2001, n° 408)
.
2 000 / 2 500
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