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ROYER-COLLARD (Pierre-Paul, 1763-1845) secrétaire de la Commune de Paris, député de la Marne
aux Cinq-Cents dont il fut éliminé après le 18 fructidor, agent royaliste, philosophe, député, brillant
orateur et chef des “doctrinaires” sous la Restauration.
Pièce signée
“Royer” comme secrétaire greffier adjoint de la Commune de Paris,
1
er
octobre 1791.
2 pages et demie in-fol., en-tête et vignette de la
Municipalité de Paris… Extrait du registre des
délibérations du Conseil général de la Commune de Paris
.
Curieux document sur la dissolution du Comité des Recherches, proclamant la fin de la
Révolution en octobre 1791 !
Exposé de M. Lohier, Président du Comité des Recherches, rappelant que le Comité avait été institué
en cas de conjonctures difficiles exigeant une surveillance rigoureuse : “En effet c’est le 22 octobre
1789, que selon l’arrêté de la Commune, ses représentans choisirent dans leur sein vos premiers
Commissaires”. Mais les temps ont heureusement changé : “Par un bienfait marqué de la providence,
nous voici au moment même où l’Empire françois semble appeler toutes les nations à la liberté, en leur
montrant la majestueuse Constitution”… Les droits du citoyen étant désormais assurés pour toujours
par une législation inviolable, le Comité déclare sa mission terminée.
Le Conseil général de la Commune, “considérant que la Révolution est terminée, que le règne de la Loi
est établi, et que la surveillance et l’action ne doivent plus résider que là où la Constitution les a placés”,
arrête que le Comité cesse toute fonction. Ses papiers seront inventoriés et déposés au Département
de Police ; ses membres sont remerciés “du zèle, du patriotisme et de la prudence avec lesquels ils ont
rempli le devoir pénible qui leur étoit imposé”…
Ancienne collection de Mathieu-Guillaume
V
ILLENAVE
(avec note autographe).
400 / 500
Le bourreau est un citoyen comme les autres
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[SANSON]. MATON DE LA VARENNE (Pierre Anne Louis de).
Mémoire pour les exécuteurs
des jugemens criminels de toutes les villes du royaume,
où l’on prouve la légitimité de leur état.
Paris, février 1790.
Plaquette petit in-8, cartonnage moderne à la Bradel.
Rare édition originale du mémoire adressé par les bourreaux Charles-Henri Sanson et son fils à
l’Assemblée nationale pour la défense des droits civils de leur profession.
Il a été rédigé par Maton de la Varenne.
Les Sanson ont exercé le métier de bourreaux à Paris de 1688 à 1847, six générations au service de la
mort qui, durant près de deux siècles, écartelèrent et firent rouler les têtes…
Charles-Henri avait été le bourreau de Damiens et du chevalier de La Barre, avant d’officier pour les
gouvernements révolutionnaires ; un modèle de constance dans le service de l’Etat. Il meurt en 1806.
Ses mémoires sont apocryphes.
De la collection
Jean-Paul Barbier-Mueller
, avec ex-libris (2008, nº 92).
On joint :
- Arrest du conseil d’Etat du Roi, qui défend de donner le nom de bourreaux aux exécuteurs de
Haute-Justice.
Du 12 janvier 1787. Lille, 1787. In-4 de 3 pp. en feuilles.
- Mémoires des Sanson.
Paris, 1862-1863. 6 volumes in-8, demi-basane de l’époque.
Édition originale. Exemplaire très pur intérieurement.
400 / 600
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