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[BECCARIA (Cesare, 1738-1794) juriste, criminologue et philosophe italien].
Des Délits et des
peines
, [1767].
Manuscrit; 220 pages petit in-4, reliure demi-basane fauve, pièce de titre au dos (
début XIXe siècle
;
charnières fendues, et petits défauts aux coiffes ; quelques petites trous et galeries de vers à l’intérieur).
Traduction française inédite du célèbre traité de Beccaria, d’après la cinquième édition,
définitive, parue en mars 1766 à Livourne sous la fausse adresse de Lausanne.
Il ne s’agit pas d’une copie de la traduction de l’abbé Morellet. Œuvre d’un auteur inconnu, la présente
traduction est, selon Philippe Audegean, “très intéressante : littérale, précise, très respectueuse du texte
italien (contrairement à celle de l’abbé Morellet, parue en 1766)”.
Le manuscrit présente quelques lignes oblitérées et de rares corrections à une quinzaine de pages ;
c’est le manuscrit autographe du traducteur, hélas non identifié. La traduction du traité est précédée
des textes suivants : – “Jugement d’un livre intitulé :
Des délits, et des peines
; par un célèbre professeur
d’Italie”, traduction du “Giudizio di celebre professore…”
qui accompagna la “3
e
” édition, et qui est
dû à Alberto Giovanni de Soria, professeur à Pise (16 pages) ; – une épître dédicatoire en italien, signée
“C. D…….”, datée de “D…”, 27 février 1767, à son frère Michel …, conseiller du Roi de France et
avocat au bailliage de ….
La traduction du traité
Des Délits et des peines
comprend : l’avis “Au lecteur” (paginé [5]-11), suivi
d’une note sur les signes indiquant les additions et notes de l’auteur ; puis le traité lui-même, précédé
de l’Introduction, avec ses 47 paragraphes (paginé 9-200) ; la table des matières.
Citons le début de l’introduction : “Les hommes abbandonnent le plus souvent les reglemens les plus
importants, au hazard, ou à la discrétion de ceux dont l’intérest est de s’opposer aux loix les plus sages,
qui, naturellement, tendent à l’avantage de tous, et résistent à cet effort qui tend à concentrer, d’une
part, le comble de la puissance et du bonheur, et de l’autre, la foiblesse et la misère. C’est pour cela,
que ce n’est qu’après être passés à travers mille erreurs dans les choses les plus essencielles à la vie, et
à la liberté, après s’être lassés de souffrir des maux portés à l’extrême, qu’ils pensent à remédier aux
désordres qui les oppriment, et qu’ils commencent à reconnoître les vérités les plus palpables, qui,
précisément, échappent aux esprits vulgaires, à cause de leur simplicité”…
Cachets de la collection A.A. Beaujour à Caen.
3 000 / 4 000
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