BIBLIOTHÈQUE�MAX�BRUN JEUDI 20 FÉVRIER 2025 31 19. SADE (Donatien-Alphonse). En Hollande, chez les libraires associés, [ Paris, J acques Girouard], 1791. 2 tomes en un volume in-8, 283-(une blanche)-(4 dont les 2 aux versos blanches)-191-(une blanche) pp , ne marbrée, dos lisse cloisonné orné avec . basane bru pièce de titre rouge, coupes ornées ; discrètes restaurations aux mors, coifes et coins, rousseurs et taches éparses, un �euillet avec manque angulaire restauré ( ). Justine, ou les Malheurs de la vertu. i.e. reliure légèrementp ostérieure 25 000 / 30 000 € ÉDITION ORIGINALE, dédiée par le marquis de Sade à sa compagne la comédienne Constance Quesnet. Sans le �euillet d'« Avis de l'éditeur » et d'« Explication du �rontispice » qui ne �gure que dans de rarissimes exemplaires. CÉLÈBRE FRONTISPICE GRAVÉ SUR CUIVRE par Antoine Carrée d'après le peintre Philippe Chéry, élève de David, REPRÉSENTANT LA VERTU ENTRE LA LUXURE ET L'IRRÉLIGION, avec la citation de 2 vers extraits de la tragédie de Jean-François Ducis : « Qui sait, lorsque le Ciel nous �rappe de ses coups, / Si le plus grand malheur n'est pas un bien pour nous ? » PREMIER LIVRE PUBLIÉ PAR LE MARQUIS DE SADE, constitue la deuxième version très remaniée d'un conte, it en 1787 alors qu'il était emprisonné à la Bastille. , qu'il avait écr Dans ce tableau poussant la notion de Providence dans ses derniers retranchements, il s'agissait pour lui de conduire à l'amour de la vertu par une démonstration inversée où le vice prend le dessus. Dans sa longue dédicace programmatique,le marquis de Sade précise : « Le dessein de ce roman (pas si roman que l'on croirait) est nouveau sans doute [...]. Ofrir partout le Vice triomphant et la Vertu victime de ses sacri�ces, montrer une in�ortunée errante de malheurs en malheurs, jouet de la scélératesse ; plastron de toutes les débauches ; en butte aux goûts les plus barbares & les plus monstrueux […] ; hasarder en un mot les peintures les plus hardies, les situations les plus extraordinaires, les maximes les plus efrayantes, les coups de pinceau les plus énergiques, dans la seule vue d’obtenir de tout cela l’une des plus sublimes leçons de morale que l’homme ait encore reçue ; c’était, on en conviendra, parvenir au but par une route peu �rayée jusqu’à présent. » L'ouvrage rencontra un grand succès, et plusieurs éditions se succédèrent jusqu'en 1800, épicées de gravures libres. Œdip e chezAdmète J USTINE Les Inf ortunes de la Vertu
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