Bibliothèque Jean Irigoin

86 168 LAMARTINE (Alphonse de). Œuvres complètes. Édition nouvelle, publiée pour la première fois par l’auteur. Paris, Gosselin, Furne, 1834. 4 volumes in-8, demi-maroquin rouge à long grain avec coins, dos orné, pièces de titre noires, tranches lisses (Reliure de l’époque). 800 / 1 000 Troisième édition collective, ornée de six figures hors texte gravées sur acier. Exemplaire personnel du roi Maximilien II de Bavière (1811-1864), avec timbre humide au verso des titres, légué à son ami le vicomte de Vaublanc, dont il porte sur une garde cette note autographe signée, datée de mai 1864 à Munich : « Ces quatre volumes, qui m’ont été remis après la mort du roi Maximilien par la reine Marie, faisaient partie de la bibliothèque particulière de ce prince et les marques au crayon sont de sa main. » Certains passages de l’ouvrage comportent de telles marques de lecture. Vincent-Victor-Henri Viénot de Vaublanc (1803-1874), maître des requêtes au Conseil d’État, avait émigré à la cour de Bavière à la suite de la révolution de 1830. Fait chambellan puis grand-maître de la Maison de la reine de Bavière, il se lia d’amitié avec le prince royal Maximilien de Wittelsbach, devenu roi de Bavière en 1848, et demeura jusqu’à sa mort un de ses plus proches conseillers et amis. Dans sa jeunesse, le vicomte de Vaublanc avait fréquenté Lamartine lors des brillantes soirées du faubourg Saint-Germain. Très bel exemplaire élégamment relié, sans le portrait de l’auteur. Rousseurs. Vicaire, IV, 1045 – Talvart, XI, 64 – Mme du R***, « Biographie du vicomte de Vaublanc », Bulletin du bibliophile, 1876, pp. 345-371. 169 LANTÉ (Louis-Marie) et Pierre de LA MÉSANGÈRE. Costumes des femmes de Hambourg, du Tyrol, de la Hollande, de la Suisse, de la Franconie, de l’Espagne, du royaume de Naples, etc. Paris, chez l’éditeur, 1827. In-4, demi-maroquin rouge avec coins, dos lisse orné, non rogné (Reliure de l’époque). 1 500 / 2 000 Édition originale et premier tirage de cette suite rare, composée de 100 planches de costumes traditionnels féminins dessinées par Louis-Marie Lanté – hormis quelques-unes par Horace Vernet – et gravées par Georges-Jacques Gatine. Elles sont précédées d’un texte explicatif par Pierre de La Mésangère, l’éditeur du Journal des dames et des modes. Épreuves rehaussées d’un brillant coloris de l’époque. Coins et coiffes usagés, quelques rares planches roussies ou piquées, petite tache aux premiers feuillets. Colas, n°1774 – Lipperheide, n°571 – Brunet, III, 785. 168 169

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