84 162 [CENTROSOYUZ]. Memorandum for the International Cooperative Delegation. Memorandum pour la Délégation Internationale Coopérative. Moscou, Édition de l’Union Centrale des Coopératives de toute la Russie, 1922. In-4, percaline bordeaux, titre doré au premier plat, dos lisse muet (Reliure de l’époque). 500 / 600 Très rare document hors commerce destiné aux membres de la Délégation internationale coopérative du Centrosoyuz, la plus importante fédération de coopératives soviétiques qui dirigeait indirectement le mouvement coopératif en URSS. Ce mémorandum fut édité en 1922 sous la République socialiste fédérative des soviets de Russie, la république dominante de la future URSS proclamée à la fin de l’année 1922. Édité par l’Union Centrale des Coopératives de Russie, il présente en détail, en anglais et en français, le Centrosoyuz : histoire de la Coopération Russe, situation générale, opérations commerciales, approvisionnements en produits alimentaires de première nécessité, approvisionnements en matières premières et économie financière. Il se clôt sur la description de son organisation et de sa structure. Il s’ouvre sur 20 photographies originales, dont des portraits des membres de la direction nommés dans un chapitre dédié. Ce très rare document constitue une source de premier choix sur les statistiques officielles du Centrosoyuz. Cette importante fédération de coopératives représentait un enjeu majeur pour le redressement de l’économie soviétique affaiblie par la première guerre mondiale et les révolutions de Février et d’Octobre. Exemplaire nominatif du camarade Huber. 163 DIPLÔME DE NOBLESSE. Vienne, 1917. Grand in-4, reliure en relief de maroquin sable, sur le plat supérieur incrustation en encadrement de métal doré ornementé avec pièces rouges et écoinçons dans le même goût, grandes armes émaillées de l’empereur d’Autriche François-Joseph Ier, soutenues par deux lions en métal doré ; le volume ainsi que le sceau qui lui est attaché sont contenus dans un coffret en bois vernis de l’époque, doublé de molleton de soie verte, le plat supérieur vitré pour laisser apparaître la reliure. 300 /400 Diplôme de noblesse concédé à Sebastian Hammerschmid, premier lieutenant de la 4e division du Train, dont la présentation étonne par son luxe et sa richesse. Le volume est composé de 4 grands feuillets de peau de vélin calligraphiés et ornementés en couleurs et relevés de pointillés dorés. L’un d’eux porte les armes gouachées du récipiendaire. La spectaculaire reliure est demeurée en parfait état grâce à son écrin de protection. Provenance : Vente de souvenirs historiques de la collection Olivier Aaron, 8 octobre 2019, n° 20. Lot présenté par Anne Lamort. 164 [GIACOMOTTI (Félix-Henri)]. Salon de 1864. Opinions de divers critiques d’art sur le portrait de Madame Eugène Paillet par Mr Giacomotti. Paris, 1864. Manuscrit de 71 pp. In-8, maroquin citron, décor Renaissance doré composé d’un double encadrement de filets et fers azurés comprenant, aux angles, quatre médaillons ovales de maroquin olive mosaïqué au chiffre MP, dos orné, dentelle intérieure, doublures et gardes de moire bleu ciel, tranches dorées sur marbrure (Andrieux). 800 / 1 000 Charmant recueil calligraphié d’éloges du portrait de Mme Paillet présenté au Salon de 1864 par le peintre franccomtois Félix-Henri Giacomotti (1828-1909). Ce manuscrit a été spécialement composé pour le modèle, MarieRosine Paillet (1834-1921), l’épouse du bibliophile Eugène Paillet (1829-1901). Il s’ouvre sur une photographie, par Bingham, du tableau encensé et se poursuit avec des extraits de la publication officielle présentant le Salon. Ces morceaux choisis en donnent le contexte pour tout ce qui concerne la section peinture. La suite du recueil est composée de 24 extraits d’articles tirés de différents journaux faisant l’éloge du « délicieux portrait de femme de Monsieur Giacomotti » (Théophile Gautier). Ces extraits ont été recueillis, mis en ordre et transcrits par Ernest Gallien ; les titres, faux-titres et têtes de pages sont de la main de Victor Bouton, un des meilleurs calligraphes du XIXe siècle. Très beau volume dans une fine reliure mosaïquée au chiffre de Mme Paillet signée d’Andrieux, relieur attitré de la Maison d’Orléans qui exerça à Paris de 1837 à 1870 environ. Deux lettres autographes signées de Giocomotti à son modèle sont jointes au volume. Charnière supérieure légèrement fendillée.
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