Bibliothèque Jean Irigoin

75 142 ROUSSEAU (Jean-Jacques). Lettres écrites de la montagne. Amsterdam, Marc Michel Rey, 1764. 2 tomes en un volume in-8, veau porphyre, triple filet doré, dos lisse orné, tranches marbrées (Reliure de l’époque). 500 / 600 Édition originale du dernier ouvrage de Rousseau publié de son vivant, en réponse aux Lettres écrites de la campagne du procureur général de Genève Jean-Robert Tronchin. « Pour la première fois, le philosophe intervient directement dans les affaires de Genève. [Ses lettres] contiennent, au-delà du propos constitutionnel, des développements sur l’esprit de la Réforme, ainsi qu’une défense du Contrat social. » (Société J.-J. Rousseau). Ce tirage est identique à celui que décrit Dufour sous le n°232, à ceci près que le titre ne contient pas la mention En deux parties, mais Première et Seconde partie. Il comprend deux errata, relevant respectivement six et neuf fautes (qui ne sont pas corrigées dans le corps du texte) ; quatre cartons aux pp. 19, 77, 135 et 167 de la première partie ; et un extrait du catalogue de l’éditeur de 2 pp. La devise de l’auteur est gravée à l’eau-forte sur les titres dans une couronne de feuilles de chêne. Très bel exemplaire, grand de marges, dans une jolie reliure de l’époque. Coiffe de tête légèrement frottée. Dufour, n°232 (autre tirage) – Gagnebin, n°1 – Rivoire, n°784. 143 ROUSSEAU (Jean-Jacques). Les Confessions, suivies des Rêveries du promeneur solitaire. Genève, s.n. [Société typographique], 1782. 2 volumes in-8, basane marbrée, dos orné, tranches rouges (Reliure de l’époque). 800 / 1 000 Édition originale des six premiers livres des Confessions et des Rêveries, publiée par Paul Moultou et Pierre-Alexandre Du Peyrou d’après le manuscrit que Rousseau leur avait laissé à sa mort. Elle a été imprimée par la Société typographique de Genève pour le compte de C. J. Panckoucke et d’autres libraires européens. Les Rêveries occupent 300 pp., sous pagination séparée, à la fin du second tome. Les livres VI à XII des Confessions ne furent publiés qu’en 1789, par Pierre Moultou. « Les Confessions, écrit Yves Peyré, constituent le revers de la contribution morale et politique de Rousseau : la cité le cède au sujet. Et ce sujet, c’est Jean-Jacques lui-même, l’élu, l’homme indemne qui trace son portrait [...]. Les Confessions sont le relais (entre Montaigne et Proust) d’un art de se dire, de s’aiguiser au tranchant de sa preuve de vie par une contre-épreuve de parole. » Bel exemplaire relié en basane marbrée de l’époque. Au second volume, piqûres de ver sans gravité dans le fond des premiers et derniers feuillets, manque angulaire p. 7, petite auréole au bas des pp. 33-48. Minimes restaurations aux coins et aux mors. Dufour, n°340 – Gagnebin, n°1 – R.-A. Leigh, Unsolved Problems in the Bibliography of Rousseau, pp. 133-137 – Calemard, L’édition originale des Confessions, pp. 85-89 – En français dans le texte, n°162 (Y. Peyré). 141 143

RkJQdWJsaXNoZXIy NjUxNw==