73 136 RACINE (Jean). Œuvres. Paris, s.n., 1760. 3 volumes in-4, veau marbré, triple filet doré, dos orné, tranches marbrées (Reliure de l’époque). 500 / 600 La plus belle édition de Racine publiée au xviiie siècle. Premier tirage de cette « très belle édition » (Cohen), ornée d’un portrait par Daullé, de 12 figures hors texte, 13 vignettes, 3 fleurons sur les titres et 60 culs-de-lampe gravés d’après les dessins de Jacques de Sève. Très bel exemplaire. De la bibliothèque Henri Villard, de Langres, avec ex-libris. Cohen, 846. 137 [RESTIF DE LA BRETONNE (Nicolas-Edme)]. Les Parisiennes, ou XL caractères généraux pris dans les mœurs actuelles, propres à servir à l’instruction des personnes-du-sexe. Neufchâtel et Paris, Guillot, 1787. 4 volumes in-12, demi-veau citron avec coins, dos orné, non rogné (Reliure de la fin du XIXe siècle). 600 / 800 Édition originale. Restif commença la rédaction des Parisiennes au mois de décembre 1785. Conçu comme le pendant des Françaises, l’ouvrage fut presque aussi vite rédigé : le 30 juin 1786, le premier volume était terminé et le 7 octobre Les Parisiennes étaient achevées. Premier tirage d’une des plus remarquables illustrations des œuvres de Restif, composée de 20 planches hors texte non signées, attribuées à Binet, Richomme, Aze et Berthet. Ces illustrations « très singulières [...] offrent des têtes de femmes si variées et si piquantes qu’on peut les prendre pour des portraits. Il faut en attribuer la composition au caprice de Restif, qui sans savoir dessiner, faisait exécuter ses esquisses ou ses données par les dessinateurs qu’il employait », écrit Lacroix. Exemplaire non rogné finement relié. Lacroix, 247 – Rives Childs, 302-303 – Cohen, 879 – Courbin, nos 14640. 138 [RÉVOLUTION FRANÇAISE]. Importante collection de libelles et pamphlets. 1788-1792. Ensemble 77 fascicules in-12 ou in-8, reliés pour la plupart en bradel cartonnage marbré ou en simple cartonnage pour les plaquettes les plus minces (Reliures postérieures). 800 / 1 000 Détail des pièces sur demande et sur www.alde.fr. 139 [RÉVOLUTION FRANÇAISE]. Réponse des ouvriers de Paris, à l’Adresse des jeunes citoyens. [Paris], De l’imprimerie des Ouvriers, rue Honoré, s.d. [1795]. In-8 de 8 pp., en feuille non rognée. 300 / 400 Un document important et d’une grande rareté. Il s’agit d’une réponse à l’Adresse des jeunes citoyens à leurs frères les ouvriers de tous les âges attribuée à Jean Thirion, qui est intégralement reproduite en note dans ce tract anonyme. Au nom des « ouvriers de Paris », l’auteur de cette Réponse accuse « les jeunes gens » d’être à l’origine des troubles par les battues, les rassemblements illégaux et les vociférations auxquels ils se livrent. Inscription manuscrite au bas de la première page : Pour Cotta. Marges un peu effrangées avec de minimes déchirures, des rousseurs.
RkJQdWJsaXNoZXIy NjUxNw==