Bibliothèque Jean Irigoin

57 95 BLAINVILLE (Charles de). Histoire générale critique et philologique de la musique. Paris, Pissot, 1767. In-4, veau marbré, dos orné, tranches marbrées (Reliure de l’époque). 300 / 400 Édition originale, illustrée d’un frontispice allégorique d’après Garand et de 60 planches hors texte d’instruments et de musique notée, le tout gravé en taille-douce par Pierre Chenu. (Les planches nos 1, 5, 14, 15, 18, 32, 36, 40 et 49 n’existent pas). Coiffes arasées, mors fendus, haut du premier plat un peu passé, des planches et des feuillets légèrement roussis. 96 BOUGUER (Pierre). Nouveau traité de navigation et de pilotage. Paris, H.-L. Guérin & L.-F. Delatour, 1753. In-4, veau marbré, double filet à froid, dos orné, gardes peintes en bleu, tranches marbrées (Reliure de l’époque). 500 / 600 Édition originale de ce fameux manuel de pilotage nautique. L’illustration se compose de 13 planches et cartes repliées. Mathématicien et physicien, Pierre Bouguer (1698-1758) fut l’un des géomètres les plus remarquables dans l’application des sciences du calcul. Il avait succédé à son père Jean Bouguer, auteur lui-même en 1698 d’un Traité complet de la navigation, comme professeur de pilotage à l’École royale d’hydrographie du Croisic. Ses travaux sur l’action du vent dans les voiles accrurent considérablement l’efficacité des voiliers. Il fait partie, avec Duhamel du Monceau, Chapman, Bernouilli et Euler, du mouvement scientifique qui, au milieu du XVIIIe siècle, révolutionna les techniques maritimes. Très bel exemplaire. Cachet du collège Saint-Clément de Metz sur le faux-titre. Coiffes et coins soigneusement restaurés. Polak, n°1053. 97 BRIANSIAUX DE MILLEVILLE (Jean-Louis). Armemens en course à Dunkerque durant la guerre de 1756 jusqu’en 1762. Paris, Ballard, 1765. In-folio, maroquin vert, triple filet doré, armoiries au centre, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées (Reliure de l’époque). 1 000 / 1 200 Unique édition de ce factum rarissime publié aux dépens de Jean-Louis Briansiaux de Milleville, le principal armateur de Dunkerque, qui fut aussi banquier. Sa fortune lui permet d’armer au moins dix huit corsaires à Dunkerque pendant la guerre de Sept Ans. La même année, il se met à découvert de « sommes considérables et altère son crédit pour aider le Roi de ses propres fonds et faciliter les armements qui se faisaient à Dunkerque ». De cette créance, évaluée à 900 000 livres, il ne fut jamais remboursé. Malgré son anoblissement en 1765, l’armateur poursuivit l’État en justice devant le Parlement de Paris pendant près de trente ans, en vain. Ce factum est un des documents les plus précis qu’on ait sur la guerre de course à cette époque. Pièce maîtresse de la défense de Briansiaux de Milleville vis-à-vis de ses créanciers, l’ouvrage présente la totalité de ses opérations corsaires, avec un bilan financier détaillé sous forme de tableaux récapitulatifs de ses armements, réalisés à Dunkerque mais aussi à Calais, Dieppe, Le Havre, et ventes de prises, qui vont de Brest jusqu’en Norvège. L’ouvrage se termine par la liste des 111 actionnaires concernés par sa faillite, avec leur rang social et leur domicile. Exemplaire aux armes d’Aymar Jean de Nicolaÿ (1709-1785), marquis de Goussainville, seigneur d’Osny, avec son ex-libris armorié. Celui-ci avait servi comme mestre de camp au régiment de Nicolaÿ-Dragons avant d’embrasser la carrière parlementaire et de devenir, au décès de son frère Antoine-Nicolas en 1731, premier président de la Chambre des comptes de Paris. – Cachet armorié postérieur répété sur les gardes blanches. Forte mouillure sur le premier plat, quelques épidermures sur les plats, petit manque à la pièce de titre, dos passé, quelques petites taches éparses dans l’ouvrage.

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