50 78 MEIBOM (Marcus). Antiquæ musicæ auctores septem græce et latine. Amsterdam, Louis Elzevier, 1652. 2 tomes en un volume petit in-4, vélin rigide, dos lisse, tranches jaspées (Reliure de l’époque). 800 / 1 000 Édition originale rare et recherchée de cet ouvrage de référence pour la théorie musicale antique. On la doit à l’érudit danois Marcus Meibom, qui a établi le texte grec de sept traités d’harmonie et de théorie de la musique – par Aristoxène, Cléonide (attribué à Euclide), Nicomaque de Gérase, Alypius, Gaudence, Bacchius l’Ancien et Aristide Quintilien – et l’a publié avec une traduction latine juxtalinéaire et de nombreuses annotations. L’ouvrage renferme cinq planches dépliantes imprimées pour la plupart en rouge et noir. Agréable exemplaire de cette « collection très estimée, et que l’on rencontre difficilement » (Willems). Réparations marginales à quelques feuillets, des rousseurs. Willems, n°1148. 79 [MOLIÈRE]. Sganarelle, ou le cocu imaginaire. Paris, Thomas Joly, 1665. In-12, vélin souple (Reliure de l’époque). 600 / 800 Nouvelle édition de cette célèbre comédie en vers, créée sur le Théâtre du Petit-Bourbon le 28 mai 1660 par la troupe de Monsieur et imprimée pour la première fois la même année. Ex-libris et annotations manuscrites datés 1705 sur les contregardes et le dernier feuillet blanc. Manque touchant le texte au bas du deuxième feuillet, mouillure en pied, tache d’encre au bas du dernier feuillet, reliure usée. Guibert, 48:13 – Riffaud, n°6529. 80 [MONTLUC (Adrien de)]. Les Jeux de l’incognu. Paris, T. de La Ruel, P. Rocolet, A. de Sommaville, e.a., 1630. 4 parties en un volume in-8, maroquin grenat à gros grain, triple filet doré, dos orné aux petits fers, dentelle intérieure, tranches dorées (M. Godillot). 600 / 800 Édition originale très rare de ce recueil baroque. Les quatre parties de ce livre satirique et facétieux contiennent Les Jeux de l’incognu ; Le Herti ou l’Universel ; le Discours académique du ris suivi du Discours du ridicule ; et enfin La Blanque puis La Maigre. Le volume est orné d’un titre-frontispice gravé par Daniel Rabel. On doit ce livre bigarré à Adrien de Monluc (1571-1646), prince de Chabanais et comte de Cramail, gouverneur du comté de Foix, dont l’œuvre littéraire passablement échevelée a été tirée de l’oubli au XXe siècle par Iliazd, qui a publié deux textes tirés de ce recueil : La Maigre et Le Courtisan grotesque, illustrés par Picasso et par Miró. Très bel exemplaire, lavé, encollé et établi par Marcel Godillot, qui exerça sous son nom de 1938 à 1975. 78
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