Bibliothèque Jean Irigoin

49 75 LA QUINTINYE (Jean de). Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un traité des orangers, suivy de quelques réflexions sur l’agriculture. Paris, Claude Barbin, 1690. 2 volumes in-4, veau moucheté, dos orné, tranches jaspées (Reliure de l’époque). 600 / 800 Édition originale de ce grand classique de la littérature horticole et agronomique. L’illustration comprend un portrait de l’auteur exécuté par Cornelis Vermeulen d’après Florent de La Mare-Richart, 13 planches hors texte (dont un plan à double page du jardin potager du Roi à Versailles), 9 vignettes en-tête présentant les travaux des jardiniers de Versailles, ainsi que quelques plans de jardins dans le texte gravés sur bois. Jean de La Quintinye (1626-1688) était directeur général des jardins fruitiers et potagers du Roi. L’Instruction pour les jardins, son principal ouvrage, fut publié après sa mort et connut immédiatement plusieurs rééditions, jusqu’au Nouveau La Quintinye publié par Le Berryais en 1775. Il demeura une référence en agronomie durant tout le XVIIIe siècle. Bel exemplaire en reliures du temps, comportant cet ex-dono répété, d’une main contemporaine : « Donné par Monsieur le Président d’Hocqueville notre fondateur. » Il s’agit probablement de Pierre de Becdelièvre (1639-1726), marquis d’Hocqueville et de Cany, premier président de la cour des aides de Normandie et châtelain de Grainville, où il fonda l’hôpital de la Charité en 1692. Deux coiffes très habilement refaites, portrait remonté, réparation angulaire à une garde, infime travail de ver en pied de quelques feuillets, taches et mouillures claires à quelques feuillets. Pritzel, n°5075. 76 LE PAULMIER DE GRENTEMESNIL (Jacques). Græciæ antiquæ descriptio. Leyde, Daniel van Garsbeeck, 1678. Petit in-4, veau moucheté, triple filet doré, chiffre couronné aux angles et armoiries au centre, dos orné de semés du même chiffre couronné, tranches rouges (Reliure de l’époque). 800 / 1 000 Édition originale. Cette érudite description de la Grèce antique due à Le Paulmier de Grentemesnil (1587-1670), « humaniste normand, homme d’épée et helléniste » (R. Baladié), a été publiée après sa mort par les soins d’Étienne Morin, un de ses neveux, qui l’a enrichie d’une biographie de l’auteur et l’a dédiée au duc de Montausier. Exemplaire de dédicace aux armes et chiffre de Charles de Sainte-Maure, duc de Montausier (1610-1690), gouverneur de Normandie. Alors veuf de « l’incomparable » Julie d’Angennes (1607-1671), Charles de Sainte-Maure s’était aussi vu confier par le roi l’éducation du Grand Dauphin, pour lequel il fit publier la belle collection des auteurs classiques ad usum Delphini. Charnières refaites, des rousseurs et des feuillets uniformément roussis. Raoul Baladié, « La géographie historique de la Grèce antique, au XVIIe siècle, à Caen », Journal des Savants, 1993/2, pp. 287-331. 77 [MAROLLES (Michel de)]. Catalogue de livres d’estampes et des figures en taille douce. Avec un dénombrement des pieces qui y sont contenuës. Paris, Frédéric Léonard, 1666. In-8, vélin souple (Reliure de l’époque). 800 / 1 000 Édition originale du catalogue de la première collection d’estampes formée par l’abbé de Marolles : « the first print collection on the grand scale » (Taylor). Michel de Marolles (1600-1681) commença à acquérir des estampes en 1626 et, dès 1644, ses activités de collectionneur gouvernèrent sa vie. Il acheta en bloc plusieurs collections importantes, dont celles de Delorme, Maugis, Kerver, Petau, La Reynie et d’autres. « [He] was among the first of the private collectors in history to sacrifice his life and fortune to his passion. He may truly be called the ‘Father of Print Collecting’ » (Taylor). Sa première collection comptait 123 400 pièces de plus de 6 000 graveurs, réparties en 400 grands volumes et 141 petits volumes. En 1667, elle fut acquise par Colbert au nom du roi pour 28 000 livres. Cette collection, la plus importante et la plus belle jamais constituée jusqu’alors, constitue aujourd’hui la base du département des estampes de la BnF. Exemplaire très pur dans sa première reliure. Cicognara, n°4400 – F. H. Taylor, The Taste of Angels, 1948, p. 349.

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