34 50 PELAYO (Álvaro). De planctu Ecclesiæ libri duo. Venise, Francesco Sansovino, 1560. In-folio, vélin rigide (Reliure de l’époque). 600 / 800 Importante édition vénitienne du principal ouvrage du canoniste galicien Álvaro Pelayo (dit Álvaro Pais en portugais et Alvarus Pelagius en latin), évêque de Silves et confesseur du pape Jean XXII, mort en 1349. L’édition est imprimée en caractères gothiques sur deux colonnes dans un encadrement de filets et ornée de lettrines, de bandeaux et de la marque de l’éditeur gravés sur bois. L’épître dédicatoire de Niccolò Tinto et l’avis liminaire sont imprimés en romains. Cachet répété du procureur général des Missions capucines. Titre un peu piqué. 51 PINDARE. Ολύμπια, Πύθια, Νέμεα, Ίσθμια. Olympia, Pythia, Nemea, Isthmia. [Genève], Paul Estienne, 1599. In-4, vélin à recouvrements (Reliure de l’époque). 400 / 500 Édition gréco-latine très correcte, qui est un des premiers livres imprimés par Paul Estienne (1566-1627), le fils d’Henri II Estienne. Exemplaire de Jacob Bünting (1576-1654), maire de Hanovre, avec ex-libris manuscrit daté 1610 au titre. Quelques marginalia modernes au crayon. Salissures sans gravité à la reliure. Renouard, 95:2 – Brunet, IV, 659. 52 PINGON (Emmanuel-Philibert de). Inclytorum Saxoniæ Sabaudiæque principum arbor gentilitia. Turin, héritiers de Nicolò Bevilacqua, 1581. – [Relié à la suite :] Notitia utraque cum Orientis tum Occidentis ultra arcadii honoriique cæsarum tempora, illustre vetustatis monumentum, imo thesaurus prorsum incomparabilis. Bâle, Hieronymus Froben et Nicolaus Bischoff, 1552. 2 ouvrages en un volume in-folio, basane fauve, dos orné de fleurons à froid, tranches rouges (Reliure du XVIIIe siècle). 1 500 / 2 000 Édition originale de cet important ouvrage sur la généalogie des souverains de Savoie. Elle renferme un immense arbre généalogique des maisons de Saxe et de Savoie formé de huit planches à double page reliées à la suite, et s’orne des armes de la Maison de Savoie sur le titre et de nombreux cartouches décoratifs dans le texte, dont neuf comprenant des portraits (quatre imprimés et cinq contrecollés), et les autres vides. On doit ce traité à l’historien Emmanuel-Philibert de Pingon (1525-1582), qui occupa successivement les charges d’avocat au Parlement français de Chambéry, de premier syndic de Chambéry et de conseiller d’État, référendaire et historiographe du duc de Savoie. On a relié à la suite la première édition complète et illustrée, et la plus recherchée, de la Notitia dignitatum, un des documents les plus évocateurs de l’Empire romain après le partage entre Empire d’Orient et Empire d’Occident, compilée par un anonyme avant 408. L’édition a été établie par Sigismundus Gelenius (Gelensky), un ancien correcteur de Froben, qui a utilisé un manuscrit du IXe siècle aujourd’hui perdu. La remarquable illustration comprend 127 figures gravées sur bois. Nombre d’entre elles se rapportent aux origines du livre et de la reliure. Léon Gruel s’est servi dans son Manuel de l’amateur de reliures de cette iconographie pour expliquer les origines de l’art typographique (rouleau, codex, livres, etc.). Plusieurs présentent des costumes ou des vues de Rome et de Constantinople. Quelques-unes sont signées du monogramme de Conrad Schnitt ; d’autres sont attribuées à l’atelier de Hans Rudolf Manuel-Deutsch. Les figures d’armes et de machines militaires qui illustrent le De rebus bellicis ont été copiées par un artiste anonyme sur un manuscrit conservé aujourd’hui à Munich. Des bibliothèques du collège jésuite de Molsheim, avec ex-libris ms. daté 1718, et E. Kegelin (certainement François-Ernest Kegelin (1736-1802), prêtre et héraldiste alsacien), avec ex-libris ms. Coiffe supérieure manquante, menus frottements, mouillure au coin de 2 ff.
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