Bibliothèque Jean Irigoin

31 46 MIRABILIS LIBER, qui p[ro]phetias revelationesque necnon res mirandas p[ræ]teritas presentes et futuras, aperte demonstrat. Paris, Enguilbert de Marnef, 4 septembre 1523. 2 parties en un volume in-4, demi-maroquin vert, dos lisse orné, pièce de titre rouge en long, tranches jaspées (Reliure de la fin du XVIIIe siècle). 4 000 / 5 000 Seconde édition datée du Mirabilis liber, un des plus importants recueils de prophéties de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance, publiée, comme la première un an plus tôt, par Enguilbert de Marnef. « Bien que l’œil général soit le même, la composition typographique de cette édition est différente de la précédente, ce qui prouve que ce ne fut pas un simple retirage », écrit Bechtel. Le catalogue Fairfax Murray la décrit comme « probably very similar to the first of 1522. » Impression à deux colonnes en caractères gothiques ornée de nombreuses lettrines gravées et, au dernier feuillet, de la marque au Pélican des frères de Marnef. Le Mirabilis Liber se compose de deux parties, rédigées respectivement en latin et en français. La première partie, en latin, est composée de prophéties tirées essentiellement des manuscrits de l’abbaye de Saint-Victor. Parmi les auteurs cités figurent notamment l’évêque Bemechobus, la Sybille de Tibur, sainte Brigitte, saint Sévère, Johannes Lichtenberger, Joachim de Flore, et des fragments de Catherine de Sienne, Savonarole et d’autres auteurs. La seconde partie, composée quant à elle en français, est une brève anthologie datant de la fin du XIIIe siècle. Parfois attribuée au mage Merlin, elle est située en l’an 600, sous le pontificat de Grégoire le Grand. Elle contiendrait, dit-on, des allusions à la future Révolution française. « Parfaitement révélateur de son temps, à savoir de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance, [cet ouvrage] en traduit à chaque page les problèmes (constitutions d’états monarchiques forts), les domaines de préoccupation (l’Italie, la papauté), ainsi que les peurs (l’Antéchrist) », écrit aussi Bechtel. L’édition princeps du Mirabilis liber est probablement celle de 1521, donnée par Jean Petit, et les deux éditions publiées par les frères de Marnef en 1522 et 1523 forment la deuxième et la troisième édition de l’ouvrage. D’autres virent le jour durant la première moitié du XVIe siècle. L’ouvrage est néanmoins extrêmement rare, surtout complet des deux parties. Ex-libris manuscrit des Célestins de Sainte-Croix-sous-Offémont répété aux deux derniers feuillets. Exemplaire de l’abbé Hector Rigaux (1841-1930), curé d’Argœuves, spécialiste de Nostradamus, avec ex-libris manuscrit sur une garde. Bechtel, M-356 – Moreau, III, n°550 – Brunet, III, 1742 – Fairfax Murray, n°382 (« apparently the second dated edition and probably very similar to the first of 1522 ») – J. Britnell & D. Stubbs, « The Mirabilis Liber: its Compilation and Influence », Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, LXV, 1986, pp. 126-149 – J. Halbronn, « De l’agencement des recueils prophétiques... », RFHL, n°134, 2013.

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