BIBLIOTHEQUE JEAN BOURDEL

100 100 100 99 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 19 juin 2024 14h30. Paris L’auteur, prêtre, docteur en théologie et poète, est né à Carentan (?- 1559). Ses poésies furent publiées 29 ans après son décès par son neveu, également prénommé Robert, et également docteur en théologie. Ces poésies sont une sorte d’histoire de l’humanité depuis la création du monde que l’auteur divise en sept aages du monde, quatre Monarchies, & diversité des regnes d’iceluy pour finir par le Jugement de Dieu, la peine des Reprouvez, & la gloire des predestinez. Restaurations anciennes avec traces du cuir plus foncées. Marge supérieure un peu courte. 400 - 600 € 100 [Guillaume de LORRIS et Jean de MEUNG]. Le Rommant de la Rose nouvellement Revueu et corrige oultre les precedentes Impressions. Paris, Galliot du Pré, 1529. Petit in-8, maroquin rouge avec médaillon floral aux petits fers sur les plats, dos à 5 nerfs orné, doublure de maroquin bleu canard ornée d’une guirlande florale avec roses en encadrement, doubles gardes, tranches dorées sur marbrure (Cuzin-Maillard dor.). Brunet, III-1174 // Tchemerzine-Scheler, IV-229. (8 f.)-CCCIII f.-(1 f.) / [ ]8, a-z8, &8, ?8, A-Z8, aa-bb8, cc4 / 86 x 137 mm. Première édition en lettres rondes de cet incontournable roman dont il y eut maintes éditions gothiques auparavant. Commencé vers 1230 par Guillaume de Lorris, le roman fut interrompu au vers 4028 (ou 4058) et poursuivi ensuite par Jean de Meung vers 1270. La première partie de Lorris est une quête initiatique courtoise, mais allégorisée contant l’histoire d’un jeune héros qui, à la vue du reflet d’une rose dans la fontaine de Narcisse, est frappé par les flèches de l’amour et de son initiation amoureuse semée d’embûches et d’espoir. La seconde partie de Meung est une réflexion philosophique sur les rapports entre l’homme et la nature, sur la fonction du désir et du plaisir, sur la création et la procréation (En français dans le texte, n° 18), au travers d’une suite de péripéties au bout desquelles le héros finira par cueillir sa rose. C’est l’œuvre la plus célèbre du Moyen Âge. L’édition est illustrée de 51 petites vignettes gravées sur bois dont certaines répétées. Elle est particulièrement soignée et très recherchée. Superbe exemplaire en maroquin doublé de Cuzin avec une dorure parfaitement adaptée de Maillard. 4 000 - 6 000 €

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