BIBLIOTHEQUE JEAN BOURDEL

19 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 19 juin 2024 14h30. Paris 8 [Laurens BELIN ou Jean MAROT]. La Vray disant advocate des Dames. S. l. n. d. (Paris, Bossozel, ca 1532). Plaquette petit in-8, maroquin violine à long grain, triple filet en encadrement avec fleurons romantiques aux angles et chiffre AA au centre des plats, dos lisse avec le titre en long, tranches dorées (Reliure du début du XIXe siècle). Bechtel, 59/B-80 // Brunet, V-1382, Supplément II-934 // Fairfax Murray, 612 // Harrisse, 254 // Renouard, ICP, IV-339 // Tchemerzine-Scheler, IV-557 // USTC, 53738. (16 f.) / A-B8 / 26 lignes, car. goth. / 85 x 125 mm. Seconde ou troisième édition de cet ouvrage consacré à la défense, louange et victoire de l’honneur des dames. Il contient un prologue de deux pages puis, au verso du feuillet A2, commence le poème qui s’achève au feuillet B8 et est suivi d’un acrostiche. Tchemerzine cite la première édition vers 1530, tandis que Bechtel la situe vers 1525. Celle que nous présentons, seconde pour Tchemerzine et troisième pour Bechtel, contient l’acrostiche où le nom Laurens Belin apparaît. Ces éditions se distinguent également par le titre avec, pour la première, un bois représentant une femme tenant un vase accompagnée d’un homme et, pour la seconde, une femme debout et un couple allongé dans un lit. Tchemerzine indique l’édition publiée chez Lotrian mais elle fut, en réalité, publiée chez Guillaume de Bossozel d’après les matériaux utilisés, bois, lettrines et caractères. La pièce fut fortement revendiquée par Clément Marot pour son père Jean Marot : Répondez moi. Pourquoy, en vos devis Blasmez vous tant feu mon père honoré Que vostre sexe a tant bien décoré Au livre dit des Dames l’Advocate Elle fut imprimée dans le cinquième volume des œuvres des trois Marot publiées par Lenglet du Fresnoy (La Haye, 1731) mais c’était avant la découverte de l’acrostiche par Brunet qui en fait état dans son Manuel. On ne sait finalement qui, de Jean Marot ou de Laurens Belin, est le véritable auteur, Belin ayant pu être simplement l’éditeur de l’ouvrage. Fairfax Murray indique que ce serait ici le seul exemplaire connu. Tchemerzine cite, à tort, un second exemplaire décrit par Harrisse dans les Excerpta Colombiniana qui est en réalité un exemplaire de l’édition originale. On a relié dans l’exemplaire 40 feuillets blancs, sans doute pour épaissir le volume et avoir la place de mettre le titre au dos. Reliure anciennement reteintée. Feuillets abîmés et restaurés dans la marge latérale, cette marge parfois un peu courte atteignant les marginalia imprimés. Provenance : Adolphe Audenet (chiffre et ex-libris, 11 mars 1841, n° 1098) et Fairfax Murray (étiquette, n° 612). 2 000 - 3 000 €

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