82 Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 20 mars 2025 14h30. Paris Bibliothèque Jean Bourdel RTCURIAL 20 mars 2025 14h30. Paris 83 224 Jean BERTAUT. Recueil des Oeuvres poétiques. Paris, Par Mamert Patisson, 1601. In-8, vélin doré, semé de fleurs de lys dorées sur les plats et le dos lisse, armoiries dorées au centre des plats, tranches dorées, traces de lacets (Reliure de l'époque). Brunet, I-815 // Cioranescu, 3729 // De Backer, 538 // Guigard, I-94 // Olivier, 2504 // Quentin Bauchart, I-177 // Viollet-Le-Duc, 357. (2f.)-112f. / [ ]2, A-O8 / 100 × 164 mm. Édition originale. Bien que se destinant à l’état ecclésiastique, Jean Bertaut, né à Caen en 1552, se livra très jeune à la poésie galante. Attaché à Henri III comme secrétaire du cabinet, il fut par la suite premier aumônier de la reine Marie de Médicis. Il fut nommé en 1606 évêque de Séez en Normandie et s’éteignit en 1611. Le Recueil des Œuvres poétiques fut publié en 1601, imprimé par Mamert Patisson avec un privilège pour lui-même et pour Lucas Breyel, avec lequel il partagea l’édition. Celle-ci est ornée sur le titre de la marque d’imprimeur de Robert II Estienne (Renouard, n° 298), dont Patisson avait épousé la veuve et repris l’atelier. Exemplaire réglé, relié aux armes de Marie de Médicis (1575-1642), fille du grand-duc de Toscane et de l’archiduchesse d’Autriche. Seconde femme de Henri IV qu’elle épousa par procuration le 5 octobre 1600, elle fut sacrée reine le 13 mai 1610, la veille de l’assassinat du roi et proclamée régente le surlendemain. Les armes frappées sur le volume que nous présentons (Parti : au I, de France ; au II, coupé : au 1 Médicis et au 2 d’Autriche) ne sont répertoriées ni par Olivier ni par Guigard, mais ce dernier précise que cette princesse avait une bibliothèque dont les livres portaient des marques de formes diverses. Quentin Bauchart avait dressé une première liste d’ouvrages ayant appartenu à Marie de Médicis, liste complétée par d’Isabelle de Conihout et à laquelle il faut ajouter ce volume. Importantes taches brunes au premier plat et petite tache au second, haut du premier plat restauré, petites usures sur les coupes, manque les lacets. Mouillure dans la marge supérieure de plusieurs feuillets, manque angulaire (f. D8) dû à la taille initiale de la feuille. Provenance : Marie de Médicis (armes), Madame Maude (?, ex-libris manuscrit sur une garde). 2 000 - 3 000 € 225 Théodore de BÈZE. Poemata. Paris, Conrad Bade, 1548. Petit in-8, veau blond, triple filet doré, dos à 5 nerfs orné, roulette intérieure dorée, tranches dorées (Petit, succr de Simier). Brunet, I-841 // Cioranescu, 3822. 100 / a-f8, g2 / 93 × 145 mm. Édition originale des poésies de jeunesse de Théodore de Bèze. Né à Vézelay en 1519 dans une famille catholique, Théodore de Bèze fut le chef de file de la cause protestante. Élève de l’érudit protestant Melchior Wolmar, qui avait également été le maître de Jean Calvin, il étudia le droit à Orléans avant de s’installer à Paris où il fréquenta les cercles littéraires de la nouvelle garde autour de Du Bellay et Ronsard. Il publia en 1548 son premier ouvrage, ce recueil de poésies latines. La même année, tombé gravement malade, il décida de quitter ses attaches pour s’installer à Genève où il embrassa la foi protestante, ce qui lui valut en France une condamnation à mort et la confiscation de tous ses biens. Il ne cessa alors de porter la parole réformée en Europe et devint, à la mort de Calvin en 1564, son successeur naturel. Il s’éteignit à Genève en 1605, laissant de nombreux ouvrages humanistes et théologiques. Les Poemata, poésies de jeunesse publiées en 1548 par Conrad Bade, valurent à leur auteur, a posteriori, des accusations de débauche et de licence par les tenants du parti catholique. Le recueil se compose d’élégies, de silves et d’épigrammes, où l’étudiant chante en mètres quelquefois brûlants et peu chastes ses tourments amoureux (…). La plupart de ces pièces sont des jeux ovidiens, comme en rimaient alors les savants les plus graves (Larousse). Si la page de titre ne porte que le nom de Conrad Bade, le colophon mentionne également le nom de Robert Estienne qui fut d’ailleurs son beau-frère. Notons que ces deux librairesimprimeurs trouvèrent refuge, comme leur auteur, à Genève dans les mêmes années (respectivement en 1549 et en 1550). Le titre porte la marque de Conrad Bade (Renouard, n° 26) et au verso un grand bois représentant l’auteur âgé de 29 ans. L’exemplaire porte huit dates anciennes à l’encre dans les marges, ainsi qu’un ex-libris manuscrit strictement contemporain N. Mercantius Aurel. 1548 sur le titre. Charnières frottées avec un petit début de fente, légers frottements aux mors, à une coupe et à 2 coins, et exemplaire un peu court dans la marge latérale avec quelques atteintes aux marginalia. Provenance : N. Mercantius (ex-libris). 600 - 800 €
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