228 50 228 AUSTRALIE. Ensemble d’environ 70 lettres et cartes, Australie 1879, reçues par le capitaine Frédéric-Jean Dorlodot des ESSARTS (1832-1899). Capitaine de frégate en 1873, des Essarts reçoit en 1879 le commandement du croiseur Beautemps-Beaupré, dans la division navale de Nouvelle-Calédonie. Il sera promu vice-amiral en 1893. Lors de sa mission de 1879, il stationne à Sydney, où il est chaleureusement reçu, comme en témoignent ces lettres et cartons d’invitation, notamment par des officiers de marine (Bridges, commodore Wilson…), la New South Wales Rifle Association, l’Australian Club, des Français habitant Sydney, le commissaire général de France A. Mathieu, etc. ; plus quelques brouillons de des Essarts, et factures. 500 - 600 € 229 BONAPARTE Napoléon, DIT LE PRINCE NAPOLÉON (1822-1891) FILS DE JÉRÔME BONAPARTE ET NEVEU DE NAPOLÉON IER, COUSIN DE NAPOLÉON III ET HOMME POLITIQUE LIBÉRAL. 20 L.A.S. « Napoléon », 1882-1889, à la Princesse MATHILDE ; 1 page in-8 chaque avec en-tête d’adresse. Correspondance familiale à sa sœur. Les lettres sont écrites la plupart de Paris (20 Avenue d’Antin, puis 12 Rue de Phalsbourg), deux de Prangins (Vaud), une de Trouville et une de Rome. 1882. Il s’inquiète de la santé de son fils Louis. Il réduit son écurie, et fait cadeau d’une jument à sa sœur. 1883. Il a donné l’ordre à son régisseur de remettre un tableau à l’envoyé de Mathilde. Louis va partir pour l’Italie. Il remportera lui-même son portrait à Prangins. Il a été voir la Reine du Portugal avec Louis. 1884. Vœux pour l’anniversaire de Mathilde. Il va partir pour les Pyrénées. 1885. Il est à Trouville, en course sur la côte normande : « je garde Dieppe pour le bouquet »… 1886. Louis est parti pour l’Amérique. « Ma situation est souvent bien pénible et toujours bien difficile ». Sa femme Clotilde a été à Monza : « elle doit être rentrée à Moncalieri ». 1887. « L’affaire de Louis [son intégration dans l’armée italienne] est arrangée, j’attends le décret demain ou après-demain. Il ira pendant deux ou trois jours à Vérone y préparer son installation, logement, chevaux etc. On joint une note en partie autographe au sujet d’un portrait de Rachel par Gérôme. 500 - 600 € 230 [DREYFUS Alfred (1859-1935)]. P.S. par le chef d’état-major PLAGNOL, Rennes [1899] ; 1 page oblong in-12, cachet encre du 10e Corps d’armée. Laissez-passer pour visiter Dreyfus à la prison militaire de Rennes. [Alfred Dreyfus, après la cassation du jugement de 1894, est ramené de Guyane pour être à nouveau jugé par un conseil de guerre à Rennes, du 7 août au 9 septembre 1899 ; il y est détenu à la prison militaire. Reconnu à nouveau coupable de trahison, mais avec des circonstances atténuantes, il sera condamné à dix ans de détention, mais gracié le 19 septembre.] « Mademoiselle Alice Hadamard et son frère sont autorisés à voir, à la Prison Militaire de Rennes, le prévenu Alfred Dreyfus, tous les dimanches de trois heures à trois heures et demie »… Cette autorisation porte le « N° 7 ». Alice Hadamard (1875-1965) était la sœur de Mme Alfred Dreyfus, née Lucie Hadamard ; elles avaient deux frères, Henri-Georges et Paul Hadamard. 800 - 900 € 231 GAULLE Charles de (1890-1970). L.A.S. « C. de Gaulle », [Colombey-les-Deux-Eglises] 21 août 1965, à son cousin Marc LAMI ; 2 pages in-8 à son en-tête Le Général de Gaulle, enveloppe. « Je sais que vous tirez de la campagne ce qu’elle peut vous donner de mieux : la compagnie des vôtres, la tranquillité, la promenade et les couleurs (pour vos tableaux). Je profite d’elle moi-même, ici, pour y voir mes enfants et mes petits-enfants mieux que je ne puis le faire à Paris, pour songer au passé, (ce qui est mélancolique), et pour penser à l’avenir qui est maintenant bien rétréci. Mais toutes choses de la vie ont leur douceur »… 500 - 700 € Histoire
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