142 24 142 MENDELSSOHN-BARTHOLDY Félix (1809-1847). L.A.S. « F. Mendelssohn-Bartholdy », Leipzig 15 février 1838, au comte von REUSS ; 1 page in-8, adresse. Au sujet d’un piano. [Au début de 1838, la mécanique de son piano Érard ayant besoin d’être réparée, Mendelssohn chercha un nouveau piano, et trouva un nouvel Érard.] Il remercie le comte pour son offre d’un instrument, mais regrette de ne pouvoir l’accepter, car il en a trouvé déjà un du même facteur, qui lui convient parfaitement. Il est néanmoins très reconnaissant de l’offre du comte... « Hochgeehrter Herr Graf, Empfangen Sie meinen besten Dank für die gütige Anerbietung in ihrem heutigen Billet, welches ich erst so eben empfange habe; leider habe ich schon ein Instrument (ebenfalls vom Verfertiger des Ihrigen) genommen u. Probe darauf gehalten, so dass ich von Ihrer Güte keinen Gebrauch machen kann. Doch bin ich Ihnen nicht weniger dankbar dafür, u. hoffe bald Gelegenheit zu haben Ihnen dies mündlich auszudrücken, sowie die vollkommne Hochachtung mit welcher ich bin »… Sämtliche Briefe, vol. 6 (2012), Nr. 1907. 1 200 - 1 500 € 144 PIAF Édith (1915-1963). L.A.S. « Edith », Hollywood 1er juillet 1955, à Jacques PILLS ; 2 pages in-4 à en-tête du Château Marmont. Belle lettre d’amour de la Môme à son mari resté en France. « Mon petit chéri, Te voilà parti à redire des bêtises, que si je ne t’aime plus que je te le dise, mais comment veux-tu que je te dise une chose qui n’existe pas, c’est impossible, je t’aime petit bonhomme et je ne veux jamais te faire la moindre peine, savoir tes yeux tristes m’empêcherait de vivre, tu ne peux savoir comme tu es dans mon cœur, j’ai tellement l’impression que je te connais à fond, tu es comme mon gosse et quand tu as mal j’ai mal dans le ventre, exactement aux entrailles comme une mère doit avoir mal pour son gosse, ne me dis donc plus des choses stupides ! Dans quelques jours tu iras à Londres et comme tu seras pris par tes répétitions tu n’auras pas le temps d’avoir des vilaines pensées ! Ce soir je vais diner chez Gingers Roger et je te raconterai le diner, en tout cas, elle m’a dit au téléphone de te faire toutes ses amitiés. Si j’avais quelques cinq mille dollars, je refuserai Mexico et j’irai bien passer un mois avec toi avant le Versailles, mais hélas, non seulement je ne les ai pas mais je me demande toujours (même en faisant Mexico) comment j’arriverai jusqu’au Versailles… enfin Dieu est là et fera sûrement un miracle selon sa bonne habitude ! Mon amour je vais te laisser, à demain ! nous n’avons toujours pas de soleil… Je m’en souviendrai de l’Amérique cette fois-ci, que d’ennuis ! Je t’embrasse mon chéri de tout mon moi qui t’appartient. Ta petite bonne femme qui t’aime tant. Edith. » 800 - 1 000 € 145 ROSSINI GIOACCHINO (1792-1868). L.A.S. « Rossini », Paris 15 novembre 1864., à Francesco Boccani « all’Archivio dei Contratti » à Florence ; 2 pages in-4, enveloppe timbrée ; en italien. Lettre financière, parlant notamment d’une lettre de change de 300 lires tirée sur son banquier Rothschild. Puis il évoque les récentes inondations en Toscane, qui ont causé des dommages non seulement à la Toscane mais à la famille de Boccani. Il espère que la future capitale accordera des compensations à tous… « Duolmi sentire che le inundazioni abbian danneggiato non solo la Toscana ma quelli della di lei famiglia. La futura capitale sarà compensativa per tutti, cosi speriamo!!! »… 600 - 800 € 143 ONSLOW George (1784-1853). 6 L.A.S. « G. Onslow », Clermont 1825-1853, à Pierre-Joseph ZIMMERMAN ; 13 pages in-8, adresses. 1825. Il le félicite pour son ouvrage reçu à l’Opéra : « il ne manque maintenant de le voir exécuté » Il est prêt à l’appuyer mais « il n’entrera aucune complaisance dans ma prière ; elle sera entièrement basée sur la conviction de tout ce que valent & votre talent & votre personne ». Depuis son retour de Paris, « il ne m’est pas arrivé une fois de m’approcher d’un piano ou d’écrire une note ». Il ne souhaite pas « cette léthargie musicale » à Zimmerman. 12 avril 1832. Il le remercie de ses démarches bienveillantes, mais le prie de les annuler. 12 avril 1838. Il lui envoie la partition de son opéra Le Duc de Guise (qui a été donné sans succès en septembre 1837) : « Jetez les yeux sur cette production que sa mauvaise destinée pourra bien rendre la dernière de son auteur & dites vous bien que s’il n’a plus de pensées musicales à rendre, il aura toujours à exprimer l’attachement dont il vous prie de partager le témoignage avec votre aimable et excellente femme ». 10 octobre 1842. Il a eu un accident et s’est cassé deux côtes, mais il est suffisamment remis pour assister au mariage de Georgina Lefebvre, élève de Zimmerman, qui épouse un jeune homme de Clermont. Marmontel « vous a induit en erreur en vous disant que je retirais ma candidature à l’Institut » ; les voici donc concurrents, « mais agissez dans vos intérêts comme si je n’aspirais pas au même honneur »… 2 janvier 1853. Ses rhumatismes le font souffrir, et si Zimmerman a pu trouver un remède à Aix, ses douleurs à lui ont diminué ; mais il lui reste « un pied en partie insensible & faible. Je boîte et marche difficilement ». Il viendra cependant à Paris en février et « ne ressemblerai à ce que j’étais naguère que par mon empressement à venir trouver vous & les vôtres »… 500 - 700 €
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