AGUTTES NEUILLY. LETTRES & MANUSCRITS – LIVRES

108 14 106 MONET Claude (1840-1926). L.A.S. « Claude Monet », Giverny 1er octobre 1907, à un ami ; 3 pages in-8 à son adresse Giverny par Vernon Eure. Sur les Salons. Il espérait pouvoir venir à Paris « pour l’ouverture du Salon d’Automne », mais le travail l’empêche de s’absenter. « Je vous avoue franchement que je n’ai aucun goût pour les salons, les grandes aglomérations de tableaux, fussent-ils tous des chef d’œuvre, ne permettent pas de juger la peinture et sont plutôt nuisibles. Des expositions restreintes par quelques artistes c’est parfait et cela sert à quelque chose, je ne tiens donc pas du tout à me fourrer là-dedans. Cependant lorsque je viendrai à Paris je verrai DurandRuel et s’il est disposé à montrer quelque chose, je ne demande pas mieux, bien qu’il ait montré à Londres tout ce qu’il a de moi, de Renoir et d’autres »… 1 000 - 1 200 € 107 MONET Claude (1840-1926). L.A.S. « Claude Monet », Giverny 3 mai [1889], à M. Hannon ; 2 pages in-8 à l’encre violette. Sur la préparation de son exposition avec Rodin. Il a écrit à Georges Petit, « mais a-t-il bien pensé à commander les cadres que je lui disais. Je serai bien aise d’en avoir l’assurance, je travaille ferme et nous serons prêts Rodin et moi à ouvrir le 21. Avez-vous reçu des réponses d’amateurs […] Dans une huitaine je commencerai à apporter des tableaux ». [Le 21 juin 1889, s’ouvrait l’exposition conjointe Monet-Rodin à la galerie Georges Petit, rassemblant 36 œuvres du sculpteur et 145 toiles du peintre.] 800 - 1 000 € 108 MONET Claude (1840-1926). L.A.S. « Claude Monet », [Rouen] Mardi soir [21 mars 1893], à sa femme Alice MONET ; 2 pages et demie in-8. Lettre à sa femme, alors qu’il travaille à ses tableaux de la Cathédrale de Rouen, en s’inquiétant pour son jardin de Giverny. « Quel admirable temps ma chérie, tu as raison de t’en réjouir car je pioche à outrance à en être rompu car je n’ai uniquement d’arrêt que juste le temps de déjeuner, ne pouvant à peine prendre le temps de voir ce que j’ai fait. J’ai écrit à Caillebotte hier aussi à Durand et même hier soir ma colère un peu calmée, j’ai longuement écrit à Rouart. Pour moi tout cela vient beaucoup du père Malassis. Ce matin j’ai rencontré Lapierre qui se charge de faire remettre ma pétition en main propre au Préfet. Je vais donc la rédiger ce soir avant de me coucher. C’est égal que d’ennuis pour si peu de chose. J’espère au moins que Picard ne reste pas inactif pour cela, il y a des terrassements qu’il peut toujours faire. On n’a pas le droit personne de m’empêcher de remuer de la terre tant que je ne creuse pas à une certaine profondeur. Je voudrais bien ainsi savoir si le père Colomb fait ce que j’ai dit, et si le treillage va être enfin posé. Puis enfin la solution Keruel [Quéruel]. J’ai bien peur du froid surtout pour les tigridias et les derniers oignons plantés, il faut en parler à Eugène et me dire ce qu’il y a de degrés la nuit. Avec ce beau temps tu dois moins t’ennuyer et puis il est probable que Marthe va bientôt revenir. Quand à moi si j’ai la chance d’avoir ce temps là pendant la semaine ça m’avancera bien. Ça marche assez bien, partout. Il y en a qui ne viennent pas facilement ». Il a reçu deux lettres de SARGENT. « Voilà l’heure de la soupe, je te quitte.Je suis bien fatigué et n’ai guère d’appétit »... 1 500 - 2 000 € 109 MONET Claude (1840-1926). L.A.S. « Claude Monet », Giverny 4 avril 1917, à André BARBIER ; 3 pages et demie in-8 à son adresse Giverny par Vernon Eure, au crayon. Il est confus de ne pas avoir répondu à « vos si aimables lettres dont je reste très touché […] mais il faut que vous sachiez que lorsqu’il me faut écrire, je deviens absolument paresseux, c’est très mal, je le reconnais, de remettre toujours au lendemain, ce que l’on a intention de faire, vous devinez bien je pense que la seule préoccupation du travail que j’ai entrepris en est en fait la seule cause […] Avec cela tous ces derniers temps j’ai été très dérangé par de fréquents voyages à Paris ce qui détraque toute ma vie ». Il a eu le plaisir de pouvoir parler avec leur ami Gustave GEFFROY, et il aimerait « que lorsque les beaux jours viendront enfin, vous vous entendrez tous deux pour venir passer une bonne journée à Giverny ». Il a bien reçu son envoi de photos et l’en remercie… 1 000 - 1 200 €

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