208 210 95 208. Piotr Ilitch TCHAIKOVSKY (1840-1893). Casse-Noisette. Ballet-Féerie en 2 actes (Moscou, P. Jurgenson, [1892]) ; in-4, [1 f. de titre], 171 p., cartonnage d’éditeur toile bleue orné d’un motif floral sur le plat sup. 300 / 400 € Édition originale de la partition pour piano seul réduite par Serge Tanéeff, cotage 17669, publiée en septembre 1892, avec nouveau titre mentionnant la version pour piano seul simplifiée par l’auteur parue en novembre, et celle pour piano à 4 mains par A. Arensky. Cachet encre de J. Jurgenson à St. Petersbourg. On joint un ensemble de musiques manuscrites ou imprimées (dont 2 recueils reliés) pour piano ou mélodies, certaines avec envois à la chanteuse Jane de Théza ou à Aimée Caporal, principalement par Henri Pfister et F. Retsi (avec quelques manuscrits d’orchestration par Jules Bentz), avec 2 mss d’Alix Fournier (un dédié à Charles Chalupt) et un de Charles Chalupt, et la partition impr. de Dolly de Gabriel Fauré. 209. Ambroise THOMAS (1811-1896). 10 L.A.S., 1858-1887 et s.d., à divers ; 15 pages in-8 ou in-12, 3 à en-tête du Conservatoire National de Musique, une adresse. 150 / 200 € À l’éditeur Achille Lemoine, il propose des places pour la reprise du Carnaval (11 juillet 1858) ; il n’a rien à changer dans la partition de La Double Échelle, mais indique une coupure éventuelle « dans l’ouverture – pour les représentations théâtrales »… À Nestor Roqueplan, il parle de l’audition des cantates du prix de Rome. Il regrette une rencontre manquée avec une dame chez Armand Bertin. À Michel Carré (10 février 1874) il donne des renseignements sur Louis Kapp, dont son professeur Dancla est content. « Votre fils [Albert] travaille toujours, il est en progrès, et tout nous porte à croire qu’il obtiendra cette année un réel succès»… À Gustave Rivet, il rend compte de ses démarches ministérielles concernant des palmes d’or (1883), et regrette de ne pouvoir donner des places pour une séance de l’Institut (1887). 210. Louis VARNEY (1844-1908). Manuscrit musical autographe, La Reine des Halles, [1881] ; 280 pages in-fol. 700 / 800 € Partition d’orchestre de cet opéra-bouffe en 3 actes, sur un livret d’Alfred Delacour, Victor Bernard et Paul Burani, créé à la Comédie Parisienne le 4 avril 1881, avec la grande Thérésa (1837-1913) dans le rôle-titre. La Reine des Halles, c’est la marchande de poissons Madame Rose ; elle a fait faire à son fils Pierre un riche mariage ; mais Pierre s’enfuit du domicile conjugal avec une chanteuse d’opérette ; au terme d’une course-poursuite dans les Halles, Pierre se réconciliera avec sa femme au cours d’un bal donné aux Halles. « Sur ce sujet à la mode […] les auteurs ont écrit une pièce que Varney, selon Noël et Stoullig, a “inondé de musique nouvelle”. Pour Thérésa, qui a certes perdu un peu de sa puissance vocale mais pas son abattage, il a multiplié rondeaux et couplets dont certains sont excellents et qui valent à l’artiste un légitime triomphe » (Bernard Crétel). Le manuscrit est noté à l’encre brune sur papier à 18 lignes. Les paroles ne sont pas écrites sous les parties chantées ; d’après les couvertures, il semble qu’il s’agisse là d’une nouvelle orchestration ; des passages sont biffés ou cousus, correspondant à des coupures lors des représentations. Le manuscrit comprend l’ouverture, l’acte I (5 numéros), l’acte II (entracte et 5 numéros, dont le « Rondeau des Halles », plus un numéro supprimé), et l’acte III (entracte et 10 numéros). On joint le manuscrit autographe de 6 numéros de l’opérette Le Rosier d’Henri Casadesus (106 p.) ; et le manuscrit autographe de la partition d’orchestre du ballet de Madame la Présidente d’Edmond Diet (21 p.) ; plus le ms d’orchestre d’une Bataille (9 p.).
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