58 126. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., Boulogne-sur-mer 10 septembre 1839 ; 1 page in-8 montée sous passe-partout avec portrait lithographié. 300 / 400 € Il a lu dans Le Siècle «l’émouvant appel de M. Léon Gozlan en faveur des prisonniers persans », où son nom a été cité à son insu. Il veut cependant participer « à cette belle œuvre de miséricorde », et envoie un « petit cantique, dont les paroles ont été inspirées à M. Hudoin par l’article de M. Gozlan, & dont j’ai fait la musique »… 127. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., [Paris] Jeudi [vers 1840], à Michele Carafa au Gymnase musical ; 1 page in-8, enveloppe, montées sous passe-partout avec portrait lithographié. 200 / 250 € Il regrette d’avoir manqué sa visite, et ne pourra assister à une répétition au Gymnase musical, devant repartir pour Berlin… 128. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., Samedi [16 décembre 1843 ?] ; 1 page in-8 à son chiffre. 200 / 250 € Au sujet d’un dîner le mercredi 20 décembre avec Émile de Girardin : « je compte sur l’honneur de vous posséder à diner mercredi prochain à 6 heures à la maison dorée Rue Lafitte »… 129. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., Berlin 21 avril 1853, au ministre de l’Instruction publique [Hippolyte Fortoul] ; 4 pages in-4 à son chiffre. 400 / 500 € Au sujet de ses futurs projets : L’Africaine, et L’Étoile du Nord (qui sera créée à l’Opéra-Comique le 16 février 1854 ; L’Africaine ne sera créée à l’Opéra que le 28 avril 1865, après la mort du compositeur). Il remercie le Ministre pour sa confiance, et veut lui confier « mes secrets les plus intimes d’auteur », mais en lui demandant de ne rien en dévoiler : « Vous connaissez les désagréments & les désavantages qui peuvent résulter d’une publication trop prématurée des projets d’un artiste […] J’ai à la vérité un libretto pour le Grand Opéra [L’Africaine] ; cependant il a été retouché de telle façon par M. Scribe, que c’est devenu un ouvrage tout nouveau à recomposer. […] ce travail ne m’a été livré que depuis deux mois, de sorte qu’il m’est impossible de pouvoir terminer pour l’hiver prochain ce nouvel ouvrage qui comprend cinq actes ». Mais il confie, « sous le sceau du secret », avoir « pour le théâtre Impérial de l’Opéra comique un grand ouvrage tout achevé, dont le sujet me parait même convenir parfaitement aux conjonctures actuelles. Si comme je l’espère, le Directeur de l’Opéra comique remplit les conditions que je lui ai demandées, conditions toutes artistiques du reste, je viendrai à Paris cet été pour en diriger les répétitions, afin qu’il puisse être représenté au commencement de l’hiver. […] cela ne m’empêchera pas de travailler avec ardeur à ma partition pour le Grand Opéra, où j’éprouverai dorénavant un double plaisir à produire un ouvrage, puisque cette belle institution est maintenant placée sous les auspices de Votre Excellence, qui m’a toujours honoré de sa bienveillante protection »… On joint une L.A.S. à Mme Thérèse Célérier, Jeudi soir [début janvier 1864] (1 p. in-8, une enveloppe jointe), lui offrant une loge pour la « brillante » reprise du Moïse de Rossini : « Je suis toujours un peu indisposé & par ces grands froids je sors peu, voila pourquoi je ne suis pas encore venu vous souhaiter la bonne année en personne »… 130. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., à un « cher Maître » [Jules Barbier] ; 1 page in-8 à son chiffre couronné (papier un peu froissé). 200 / 300 € Il a été malade, ce qui a empêché son départ… « je n’avais pas retrouvé sur ma malle la traduction française de la comédie que je voulais vous communiquer. J’ai fait copier les notes que vous désiriez & on vous les remettra incessamment »… 131. Giacomo MEYERBEER (1791-1864). L.A.S., [Berlin] ; 1 page in-8 à son chiffre. 150 / 200 € Il attend son correspondant depuis trois heures, et apprend qu’il est venu chez lui, sans avoir été annoncé ; mais il le prie de venir « pour vous expliquer l’état de l’affaire en question. Je n’ai pas trouvé Mr le Comte de Redern qui est (du moins je le crois) à Postdam ». Il ne sait quand aura lieu le concert de la Cour, « tout au plus à la fin de la semaine »… On joint un billet a.s. à M. Delisse, Paris 2 janvier 1854 (demi-page in-8 à son chiffre), l’invitant à dîner chez le restaurateur Durand, place de la Madeleine. 132. Darius MILHAUD (1892-1974). L.A.S. « D.M. », à la violoniste Yvonne Astruc ; 3 pages in-8 sur papier à bordure décorative gaufrée. 300 / 400 € Il est allé à Meyrargues, « petit village où les écrevisses sont célèbres ». Il attend les détails pour le concert de Roanne, et se réjouit « que ce soit arrangé avec Francis [Poulenc] pour sa sonate ». Il a « bien travaillé » pour Yvonne sur des arrangements d’Erik Satie : « 1° Gymnopédie, Jack in the Box, épatant pour un disque et excellent petit a et b pour concerts. 2° La Suite d’après les Morceaux en forme de Poire est finie. 7 morceaux. C’est une musique ravissante qui se prêtait admirablement à une transcription de violon. Comment personne n’y avait-il pensé ? » Il attend une réponse des Vichyssois, et doit voir Rey de Radio-Marseille, « car je vais y diriger un petit ridididuradada en septembre», et il fera en décembre une séance avec Yvonne…
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