113 54 113. Franz LEHÁR (1870-1948). L.A.S., Wien 12 février 1922, à Robert de Flers ; 4 pages in-8 à son en-tête ; en français. 300 / 400 € Protestation contre des calomnies et des attaques contre lui par Henri Christiné. [Robert de Flers, alors Président de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques, avait écrit l’adaptation française des livrets de deux célèbres opérettes de Lehar, La Veuve Joyeuse et Le Comte de Luxembourg.] Il a appris « que divers bruits calomnieux étaient colportés contre moi en France et que certains journaux s’étaient même fait l’écho d’attaques dirigées contre ma personne et mon honneur d’artiste. Je n’ai pas à défendre ici la cause de l’opérette dite viennoise ; je ne puis parler que des miennes et si ma musique déplait au distingué auteur de Phi-Phi [Christiné], j’en suis désolé, mais il vaut mieux pour nous deux que la sienne et la mienne soient assez différentes pour que le public s’en rende facilement compte ». Quant à son attitude pendant la guerre, il dément avoir donné sa signature « à un manifeste politique quelconque dirigé contre la France », et il n'a pas « été “mobilisé” contre la France » ; tout au plus a-t-il été, au début de sa carrière, « chef de musique militaire »… « En ce qui concerne ma nationalité, je n’en ai jamais changé et ce n’est pas moi qui ai morcelé l’ancienne Autriche-Hongrie qui était 111. Pierre de LAGARDE (1717- c. 1792). Æglé, ballet en un acte… (Paris, chés l’Auteur, Mme Boivin, Leclerc, et à la porte de l’Opéra, [1751]) ; in-fol. de [2 ff.]-70 p., rel. demi-parchemin. 400 / 500 € Première édition de ce ballet « représenté devant le Roi sur le Théâtre des Petits Appartemens, à Versailles, le 13 janvier 1748, et repris le 25 février 1750, et mis au Théâtre de l’Académie Royale de Musique, le 18 février 1751. Dédié à Madame la Marquise de Pompadour», indique la page de titre. Musique gravée par Labassée. En tête, page de dédicace à Mme de Pompadour. 112. Charles LECOCQ (1832-1918). L.A.S., 4 octobre 1908, à un librettiste ; 3 pages in-12. 100 / 120 € Il explique son refus d’un livret sur Télémaque. « Il vaut mieux confier ce poème à un jeune. L’école moderne fourmille de jeunes compositeurs de très grand talent pour qui Télémaque serait une bonne aubaine. Ensuite vous n’ignorez pas que j’ai eu dans le genre Opérette de trop nombreux succès pour que mon nom soit une garantie de succès dans une œuvre de grande envergure. Il faut bien le dire, je porte sur le dos une étiquette impossible à renier »… On joint une L.A.S. d’Alfred Bruneau, 18 oct.1897, refusant aussi le livret. ma grande patrie. Mon père était originaire de Sternberg (Moravie, aujourd’hui Tchécoslovaquie) et c’est là que j’ai moi-même toujours eu mon droit d’indigénat. Je suis né à Komárom, ville du royaume de Hongrie, aujourd’hui tchécoslovaque »…. 114. Guillaume LEKEU (1870-1894). – Andromède. Poème lyrique et symphonique pour soli, chœurs et orchestre. Textes de Jules Sauvenière. Réduction pour piano et chant (Liège, Veuve Léopold Muraille, [1893]) ; petit in-4, relié chagrin bleu. – Trois Pièces pour Piano (Liège, Veuve Léopold Muraille, [1893]) ; in-fol. 1 200 / 1 500 € Rares éditions originales dédicacées de ce musicien mort à 24 ans. Dédicaces autographes signées à son élève et ami le futur musicologue Robert BRUSSEL (1874-1940) : «A Robert Brussel avec l’assurance d’une entière et vive sympathie, avec les plus sincères encouragements G. Lekeu 6 Avril 93 » ; et « A Robert Brussel très amicalement Gme Lekeu 20 Avril 93 ». On joint une L.A.S. de Guillaume LEKEU à Mme Brussel, 12 juillet 1893 (2 p. in-8, enveloppe), la remerciant des journées « calmes et reposantes » passées à La Bergette : « c’est à vous que je dois de me remettre au travail plein de courage, de confiance et de santé » ; il parle de Robert, « mon charmant ami et – du moins j’ose l’espérer – mon consciencieux élève »… Plus une petite L.A.S. à Robert Brussel chez qui il a oublié son pardessus (1 p. in-12, adr. ; plus une enveloppe autogr.).
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