108 52 104. Jacques IBERT (1890-1962). Escales (Alphonse Leduc, 1925) ; in-8 broché (1er plat de la couv. détaché). 100 / 150 € Petite partition d’orchestre, avec, sur la page de titre, envoi a.s. à Roland-Manuel : « à Roland-Manuel avec la sincère affection de Jacques Ibert mcmxxv ». 105. Vincent d’INDY (1851-1931). 2 L.A.S., 1882-1889, à des dames ; 3 et 2 pages in-8. 300 / 400€ Valence 21 octobre 1882, à Mme de Chambrun. « Sachant de longue date à quel point vous vous intéressez à l’art musical et combien vous aimez l’archéologie musicale et les franches et naïves mélodies du passé, je me permets de vous adresser Monsieur Michaëlis qui a entrepris sous le titre de : Chefs-d’œuvre classiques de l’Opéra Français, la reconstitution fidèle et tout à fait authentique des œuvres des XVIIe et XVIIIe siècles ; ces œuvres, fort peu connue de nos jours n’existaient pour la plupart qu’à l’état d’arrangements et d’adaptations faites sans respect du texte original. Faire revivre ces monuments dans leur pureté et leur naïveté première, voilà le but que s’est proposé M. Michaëlis», mettant en lumière «des œuvres admirables de Campra, de Rameau, de Destouches qui étaient jusqu’alors presque totalement ignorées des amateurs et même des artistes ». D’Indy s’est lui-même chargé de la reconstitution des Éléments de Destouches, « partition qui renferme des passages d’une poësie et d’une vérité d’expression sublimes »… Paris 17 avril 1889. Il envoie « deux chœurs pour voix de femme avec solo, qui viennent de paraître », priant sa correspondante « de patronner ces petites œuvres à Bordeaux, ville que je sais extrêmement musicale et dans laquelle je n’ai jamais eu le plaisir de me voir exécuter »… 106. Vincent d’INDY (1851-1931). L.A.S., Vittel (Vosges) 16 juin 1896, à M. Levraud, président du jury du Concours musical de la Ville de Paris ; 3 pages in-8, enveloppe. 200 / 300 € Il a dû quitter Paris, mais reviendra de Vittel pour la séance du vote définitif. Il demande qu’on lui envoie la partition de La Belle au Bois dormant de Silver, en piano et chant : « je sais qu’il instrumente fort bien » ; il connaît bien le Sextus, et Le Spahi de Lambert… On joint une P.A.S. musicale, 4 mesure de son Trio en si b (avec enveloppe à Mlle Odette Bourdillon) ; et 2 L.A.S., au sujet d’une audience ministérielle, et (24 janvier 1887) concernant une répétition de la Société Nationale. 107. Désiré-Émile INGHELBRECHT (1880-1965). 2 L.A.S. (« DEI » et « Colette-Inghel »),1911-1912, à Steinlen ; 4 et 8 pages in-8, une enveloppe. 120 / 150 € Belles lettres du chef d’orchestre à son beau-père au temps des Ballets Russes. 9 novembre 1911. Il presse Steinlen d’intervenir auprès de Maurice Couyba [ministre du Commerce, chansonnier sous le pseudonyme de Maurice Boukay] afin de le faire réformer pour « santé délicate » ; il craint d’être envoyé au Maroc ; Colette, sa femme (fille de Steinlen), termine la lettre et se montre encore plus inquiète. Vienne 16 février 1912. Ayant raté leur train, car le Roi [d’Italie] est « venu à l’improviste voir Le Spectre de la Rose », ils viennent d’arriver à Vienne, et Inghel raconte longuement leurs tribulations pour trouver un hôtel et récupérer le matériel musical bloqué à la douane ; il fait froid et ils sont vannés. « Saviez-vous qu’à Dresde les musiciens avaient promis de mal jouer parce que j’étais français, mon nom avait dû les tromper tout d’abord ce qui explique leur affabilité à la 1ère répétition ». Il doit remplacer Pierre Monteux jusqu’au 25 : « je vais tout de même parler demain à Diaghilev car vraiment cette vie de camp volant ne peut que devenir de plus en plus onéreuse si elle se prolonge temporairement sans m’offrir le bénéfice matériel et moral de Monte-Carlo et Paris »… 108. Désiré-Émile INGHELBRECHT (1880-1965). Manuscrit autographe, [1947] ; 4 pages in-4. 300 / 400 € Souvenirs sur Reynaldo Hahn (décédé le 28 janvier 1947).
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