91 48 90. Giulia GRISI (1811-1860). 3 L.A.S., 1840-1864 ; 7 pages in-8, une enveloppe ; 2 en italien. 300 / 400 € [Londres 27 juillet 1840], à Pierre Laporte (directeur du Royal Italian Opera) : elle regrette de ne pouvoir chanter Lucrezia Borgia, sa voix n’étant pas complètement rétablie... 8 juillet, à un ami Augusto, le chargeant de distribuer les pensions pour son père et pour sa mère… [8 juillet 1864], à Frederick Gye, au Royal Italian Opera au Lyceum: «Pouvez-vous me donner une loge pour demain au soir, faire voir aux enfants L’elixire d’amour ? et aussi pour mardi prochain pour Faust ? »... On joint une page d’album a.s. par elle et son mari le ténor MARIO (Manchester 1849), et une L.A.S. de Mario, Londres 29 janvier 1864, à Mr Mason, acceptant de chanter à son Festival (portrait joint). 92. Ernest GUIRAUD (1837-1892). 3 L.A.S, 1875-1891, à Jacques-Léopold et Henri Heugel ; 3 pages et quart in8 (petite tache à une lettre) et 1 page in12 avec adresse. 200 / 250 € 24 juin 1875 : « Les amis de Bizet » vont se réunir chez Meilhac «pour causer du monument que nous désirons élever à notre ami. La famille me charge de vous convoquer à cette réunion»… 30 octobre 1891 : « Lorsque vous m’avez demandé de terminer l’orchestration de Kassya, j’ai accepté avec la pensée de rendre un pieux hommage à notre pauvre Delibes », malgré ses autres obligations ; ayant promis qu’il n’aurait aucun retard à craindre, il s’offusque de l’acte sur papier-timbré que lui envoie l’éditeur, qu’il lui renvoie : « du moment que le sentiment tout affectueux qui nous avait dirigés au point de départ se transforme en une affaire quelconque, j’ai le profond chagrin de devoir me retirer de façon définitive ». Il lui renverra demain, avec les manuscrits de Kassya, « le travail que j’ai fait jusqu’à présent, et je suis prêt à signer, même sur papier-timbré, l’abandon que j’en fais »… 4 novembre 1891. Il a enfin vu Massenet : « Il n’a pas accepté, mais n’a pas refusé non plus. Il veut en causer avec vous, et j’espère que vous arriverez à le décider »… 91. Jean-Pierre GUIGNON (1702-1774). Six Sonates à violon seul et basse. Dédiées à Monsieur Bonnier de la Mosson, Trésorier général des États du Languedoc. Par J.P. Guignon Roy des Violons. Œuvre VIe. Gravées par Melle Bertin (Paris, chez Madame Boivin et le Sieur Le Clerc, [1743]) ; in-fol., [2 ff.]-35 p., cartonnage papier marbré de l’époque (dos usé). 700 / 800 € Rare première édition de ce deuxième recueil de Sonates pour violon et basse continue de Guignon (RISM A/I G 5048). Quelques légères mouillures. Giovanni Pietro Ghignone, originaire de Turin, entra en 1733 à la Chapelle royale, et francisa alors son nom ; naturalisé en 1741, il fut un des principaux introducteurs de Vivaldi en France ; disciple de Somis, ses talents lui valurent le surnom de « Roy des violonistes ». Cet opus est dédié au financier et mécène Joseph Bonnier de la Mosson (1702-1744), avec une louangeuse dédicace gravée en tête du recueil : «Deux choses également guidé dans la conduite de l’ouvrage que je vous présente, l’Imagination pour le composer ; le Jugement, pour vous l’offrir ; et je me fais un honneur marqué de publier que je ne me suis pas senty plus entrainé par le désir de faire du Beau, que par l’idée flateuse d’être aplaudi d’un Connoisseur tel que vous»… Provenance : collection du violoniste Henri Vieuxtemps.
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