ADER Nordmann. Paris. LETTRES & MANUSCRITS AUTOGRAPHES – MUSIQUE

88 47 87. Charles GOUNOD (1818-1893). L.A.S., Saint-Cloud 25 novembre 1866 ; 1 page et demie in-8. 200 / 300 € Il n’a pu se rendre aux séances de la Commission. « Depuis six mois j’ai été littéralement martyrisé par les clous : et cette obsession est, en général, de si longue durée que je ne suis peut-être pas au bout de mes peines ». Il a « une douleur rhumatismale dans l’épaule gauche », mais espère venir à la Commission vendredi en huit. 88. Charles GOUNOD (1818-1893) L.A.S., 23 janvier 1875, à Richard Peyton ; 4 pages in-8 ; en anglais. 300 / 400 € Intéressante lettre au sujet de ses manuscrits séquestrés par Georgina Weldon. La lettre est adressée à Richard Peyton (1825-1910), mélomane et mécène, organisateur du Birmingham Musical Festival. Il regrette de ne pouvoir venir au prochain Festival de Birmingham, à cause de ses engagements et travaux actuels. Il explique avoir été l’aveugle victime (« the blind victim ») de tous les malheureux événements de sa vie durant les trois ans passés en Angleterre. Il est enfin sorti de cet obscur enfer, et de retour dans sa patrie, parmi sa famille, ses chers enfants et ses vrais amis (« Now, by Gods grace, I am, at last, out of this dark Hell, and again in my own country, in my family, with my dear children, among my true and sincere friends »). Mais hélas ! un ensemble considérable de travaux et de manuscrits sont restés là-bas (« in the hands of a friend not of mine but of oneself »), notamment la partition de L’Annonciation dédiée à la Reine, et le livret de Rédemption, avec Polyeucte et George Dandin (tous deux à moitié composés), ainsi que les partitions de son Requiem, de sa Messe Angeli Custodes, les premiers morceaux d’une Messe Symphonique, la Marche funèbre d’une marionnette, etc., ainsi que de la correspondance, des articles, des habits, etc., que son ex-hôtesse a obstinément refusé de lui renvoyer… Mais peu importe, elle ne lui a pris ni son âme ni son cerveau… On joint une autre L.A.S. en anglais,19 juin 1879, à Mrs Field (3 p. in-8 à ses initiales), la remerciant de ses vœux ; malgré sa santé déficiente, la vie sera acceptable, tant qu’il sera capable de travailler, de penser, décrire… 89. Charles GOUNOD (1818-1893) L.A.S., Arcachon 15 octobre 1892, à un Directeur ; 1 page et demie in-8 à en-tête et vignette Hôtel Continental (en forêt) B. Ferras (fentes aux plis, un bord renforcé). 250 / 300 € Il n’a pas écrit la musique dont lui parle le Directeur [il s’agit probablement du Bourgeois gentilhomme], et la «merveilleuse» mémoire de Saint-Saëns lui fait défaut : « Ce qu’il y a d’exact dans ses souvenirs, c’est que j’ai simplement comblé une lacune dans la partition originale, en écrivant le “Pas des Tailleurs” que l’on n’avait pas pu retrouver ». Il suggère d’utiliser « les Chœurs d’Ulysse » qu’il avait composés « sur la tragédie de Ponsard »… On joint une photographie originale représentant Gounod, son fils Jean et son petit-fils Pierre (24 x 18 cm).

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