36 64. Léo DELIBES (1836-1891). 5 L.A.S., [1876-1879 et s.d.], à divers ; 17 pages in-8 ou in-12. 400 / 500 € Sur son ballet Sylvia et ses opéras. Clichy-la-Garenne [1876 ?], au librettiste Jules Barbier, après un mouvement d’humeur… «au commencement de la semaine prochaine je m’entendrai avec Reinach pour venir vous demander l’hospitalité et j’espère en même temps pouvoir vous jouer une bonne partie de notre dernier acte [Sylvia ?] »… – Samedi [1876 ?], à l’éditeur Henri Heugel, au sujet de son ballet Sylvia ou la Nymphe de Diane. Il ne bouge pas de sa table de travail et est « effrayé de la tâche que je me suis imposée, d’orchestrer en 2 mois ½, 3 gros actes ! Mais, à aucun prix, je ne veux être la cause d’une heure de retard »... Le lendemain a lieu la double audition de Lauwers et de Mlle Fauvelle, « à laquelle on songe pour le rôle de Diane […] Votre opinion aurait un grand poids sur la mienne, toujours si indécise ; et il s’agit là d’une question capitale !»... Paris 3 février [1879], à son ami viennois Felix, lui demandant des nouvelles de Vienne, et le priant de retirer Le Roi l’a dit des « ruines du Komische Oper » pour le porter à l’Opéra. « Je me suis remis ferme à Jean de Nivelle qui sera définitivement logé à l’Opéra-Comique et que j’espère donner avant la fin de l’exposition, vers l’automne »… Il évoque le gros succès du Petit Duc : « au point de vue artistique et purement musical je dois détester ça […] A-t-on joué chez vous le Rheingold ? Voilà qui est sérieux à la bonne heure »… – Saint-Germain 23 septembre [1879], à la cantatrice Juliette Bilbaut-Vauchelet, au sujet de son rôle dans Jean de Nivelle, avec post-scriptum du librettiste Philippe Gille (photographie dédicacée de la chanteuse jointe). – [1879, à Henri Heugel ?], au sujet de Jean de Nivelle et la distribution dont il a parlé avec Carvalho, Ph. Gille et Gondinet… 65. Léo DELIBES (1836-1891). L.A.S., Choisy mercredi 24 [1890 ?], à un ami ; 4 pages in-8 (petit deuil). 150 / 200 € Sa belle-mère a écrit à son ami Alexandre Dumas pour recommander la protégée de son correspondant. Puis il passe en revue les notices biographiques qui lui ont été consacrées, dont un article d’Arthur Pougin. « Est-ce sérieux, la Patti à l’Opéra ? » Une note de journal prétend qu’il a été proposer Kassya à Marie Van Zandt : « alors que je n’ai pas bougé et que ce n’est pas écrit pour sa voix»… 66. Jules DEMEUR (1814-1882). 2 manuscrits musicaux autographes dans un recueil de 6 partitions imprimées pour flûte ; in-fol., reliure de l’époque demi-basane verte avec pièce de titre maroquin grain long vert sur le plat sup. avec encadrement de palmettes dorées et le nom J. DEMEUR en lettres dorées (rel. usagée). 800 / 1 000 € Le flûtiste belge Jules Demeur enseigna la flûte au Conservatoire royal de Bruxelles, où il fut un temps principale flûte à l’Opéra royal ; il épousa en 1847 la cantatrice Anne Charton (1824-1892), et suivit dès lors la brillante carrière de sa femme, Mme Charton-Demeur. Il a publié à Bruxelles chez Lahou, vers 1840, deux opus: une Fantaisie et variations pour la flûte sur des motifs favoris de La Figurante de Clapisson, et une Fantaisie pour la flûte sur des motifs de La Somnambule de Bellini. Le recueil comprend six partitions imprimées. Louis Drouet : Ma Fanchette est charmante, op.21 n°7 (avec signatures des éditeurs Terry et Simon Richault), les 3 premières de ses Cent Études op.31, Robin Adair op.29 (partie de flûte seule) ; Jean-Louis Tulou, Concerto op.25 n°4 (partie de flûte seule) ; Charles Nicholson, A Favorite Portuguese Air ; T. Bucher, Introduction & Variations sur Rossini’s Air “Aurora che sorgerai” (partie de flûte seule). Les deux manuscrits de Demeur sont les parties de flûte solo de deux fantaisies et variations pour flûte avec un accompagnement d’orchestre. Ils ne portent pas de titre, mais correspondent peut-être aux deux opus cités cidessus. Le premier (5 pages in-4, sur papier à 12 lignes), comprend une introduction puis 5 variations. Le second (4 pages in-fol., sur papier à 16 lignes) est marqué « Flute Principale » ; il commence par un Adagio, suivi du Thema et de 6 variations, et s’achève par un final. Provenance : collection du violoniste Henri Vieuxtemps. 67. Paul DUKAS (1865-1935). L.A.S., 25 octobre 1931, à D.E. Inghelbrecht ; 1 page in-12, adresse au verso. 200 / 250 € Sur le Prix de Rome. « La note du conseil m’a fortement déçu ! Il n’y a décidément rien à faire contre le prix de Rome, même à titre inégal (oh ! combien !!) Mais consolez-vous, les demoiselles menacent de l’accaparer : ergo, il y a de l’espoir pour le jour où les jupes courtes, ou redevenues longues, brigueront la succession de Gaubert ou de Mazellier. Car le Conseil montre, en pareil cas, des inclinations plutôt misogynes. Le tout est de vivre jusque là. En attendant c’est désolant ». Il a soutenu en vain Inghelbrecht…
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