ADER Nordmann. Paris. LETTRES & MANUSCRITS AUTOGRAPHES – MUSIQUE

30 44. César CUI (1835-1918). L.A.S., [S. Petersbourg] Fontanka 31 octobre 1892, à Julien Tiersot ; demi-page in-8, enveloppe. 150 / 200 € « J’ai été tellement charmé par votre livre [Rouget de Lisle], que je n’ai pu résister au désir de faire là-dessus un compte-rendu. [...] Ça vous paraîtra peut-être curieux de voir votre nom imprimé en russe »... 45. Charles DANCLA (1817-1907). L.A.S., 27 mai 1898 ; 2 pages in-8. 100 / 120 € Le violoniste rectifie des erreurs dans le livre de son correspondant : « C’est en 1837 et 1838, que je jouai à la Société des Concerts du Conservatoire le Concerto de Masset. C’est en 1840 que je fis entendre avec mon frère ma 1re Symphonie concertante et non en 1837»… On joint une L.A.S. de Jacques THIBAUD, 22 octobre 1923, à Tiarko Richepin et Albert Wolff, pour un comité d’honneur. 46. DANSES. 4 manuscrits musicaux ; 4 cahiers de formats divers, la plupart in-4 ou in-fol. 200 / 300 € Danses pour piano. – Cinque Contradanze sopra alcuni motivi della Semiramide di G. Rossini et Bagatella Napolitana de L.G. Cottrau (19 p.). – Choix de Walses (dont une chansonnette, et Valse de la Tentation de Tolbecque, Beethoven, etc., 26 p.). – Recueil de Walses (9 p. in-8, sur une portée). – Contredanses (sur une portée, 14 p. au dos de papier administratif de la Préfecture de la Vienne, 1809). Plus le manuscrit d’un chœur La Tyrolienne des Pyrénées, paroles et musique d’Alfred Rolland, et autres pièces (25 p.) ; et 5 pièces brèves, certaines pour piano à 4 mains, sur feuillets simples ou bifeuillets, dont la polka Léontine de Strauss. On joint un ensemble d’environ 50 contredanses imprimées ou gravées, pour piano ou flageolet, publiées chez Edmé Collinet, souvent complétées à la main (in-8).. 47. Nguyen Thien DAO (1940-2015). Manuscrit musical autographe signé, [1980] ; 1 page oblong in-fol. (27 x 35 cm). 100 / 150 € Page 114 extraite de son opéra Écouter/mourir, commande de l’État français, créé au Festival d’Avignon en 1980. Elle est notée à l’encre noire sur papier oblong à 16 lignes, pour soprano coloratura (rôle de Pouvoir), sans paroles. Elle est signée en bas à droite, avec le cachet à l’encre rouge du compositeur. Provenance : vente au profit du Fonds d’Entr’aide Musicale sous le patronage de l’Unesco, Paris 5 avril 1984, n° 35c (don du compositeur). 48. Claude DEBUSSY (1862-1918). L.A.S., [1er juin 1889], à Mme M.V. [Meyer Van Ysen] Peter ; 1 page in-12, adresse au dos (carte pneumatique fermée). 300 / 400 € « Excusez-moi, chère Madame, mais Maman a été renversée par une voiture et je ne sais ce qu’il en adviendra, j’aurai votre réponse pour M. ayant prié Abel de me l’envoyer là-bas »… 49. Claude DEBUSSY (1862-1918). Manuscrit musical autographe, Mazurka, [vers 1890-1891] ; titre et 3 pages in-fol. (35 x 27 cm ; marques de plis). 12 000 / 15 000 € Seul manuscrit, jusqu’à présent inconnu, de cette Mazurka pour piano. [L 75(67)] Debussy a vendu la Mazurka (avec la Rêverie) à Choudens le 14 mars 1891 pour cent francs (voir ci-dessous le contrat n° 53), puis, de nouveau, par mégarde, les deux pièces étant restées inédites, le 30 août de la même année à Julien Hamelle. La partition de la Mazurka est publiée par Hamelle en 1903, à 290 exemplaires, et réimprimée en 1905. L’édition sera reprise en 1908 par Eugène Fromont (à qui Choudens avait cédé ses droits par l’intermédiaire de Georges Hartmann). Le 21 avril 1905, Debussy avait cependant écrit à Mme Fromont qu’il ne voulait « plus entendre parler de la Mazurka », ajoutant qu’il n’avait « aucun goût pour ce genre de morceau ». La Mazurka est en fa dièse mineur à 3/4, avec un intermède central en ré majeur. Elle est marquée en tête Scherzando, et compte 138 mesures. On y sent la double influence de Chopin et de l’Intermezzo de la Petite Suite de Borodine (1885) ; selon Harry Halbreich, « il s’agit de l’une de ses pages les moins personnelles, malgré un charme toujours indéniable ». Le manuscrit, sur un bifeuillet à 26 lignes à la marque de Litolff, est noté à l’encre noire, sur 21 systèmes de 2 portées, avec les mesures répétées numérotées en rouge. Par deux fois, Debussy a biffé une première rédaction : 3 puis 2 mesures. La page de titre, sur laquelle Debussy a inscrit à l’encre le titre Mazurka, porte la trace de quelques esquisses au crayon, en partie effacées. Le manuscrit a servi pour la gravure de l’édition chez J. Hamelle ; il porte au crayon le nom de numéro de cotage J.3341.H ; le nom de l’auteur « Cl. A. Debussy » a été ajouté, ainsi que le titre, au crayon, en tête de la partition. L’éditeur (ou le graveur) a pointé au crayon quelques problèmes ou difficultés de lecture concernant des notes ou des altérations. Les plis montrent que le manuscrit a été envoyé sous enveloppe, soit par Debussy à l’éditeur, soit après gravure pour correction de l’épreuve. C’est le seul manuscrit retrouvé des pièces pour piano de jeunesse de Debussy, à l’exception des Arabesques.

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