ADER Nordmann. Paris. LETTRES & MANUSCRITS AUTOGRAPHES – MUSIQUE

24 Juan – probablement plus lent qu’on pense ; du moins, il a dû le demander plus lentement à plusieurs reprises. Puis il reprend le petit mouvement du Vivace au même tempo. Dans le Vivace les noires sont un peu plus rapides qu’à 3/4. Enfin, il est difficile de parler de tempo, le plus important pour trouver le bon est de le faire avec passion et amour ! Et il salue l’excellent corniste. « Lieber Herr Stockhausen, Ich finde Ihren Brief vor, da ich eben aus Leipzig zurückkomme, will ich Sie nicht noch länger warten lassen – muss ich eilig und flüchtig schreiben. Besten Dank vor Allem für Ihre freundl[iche] Theilnahme, aber eigentlich zu sagen, weiss ich nichts. Mit dem Metronom kann ich durchaus nicht umgehen, habe auch keines zur Hand, um Ihre Zahlen betakten zu können. Das Menuett nehme ich etwa in dem Tempo wie ich das Menuett in Don Juan gewöhnlich höre - also vermutlich langsamer als Sie denken; wenigstens habe ich mehrfach ihn mir langsamer ausbitten müssen. Dann nehme ich den kl[einen] Satz im Vivace im selben Tempo. Im Vivace sind dann die Viertel-Noten etwas schneller als in 3/4. Zuletzt – über Tempo läßt sich schwer reden, das wichtigste um ein richtiges zu finden ist : daß Jemand mit so viel Lust und Liebe dran geht wie Sie! Haben Sie recht schönen Gruß und sagen Sie einige Grüsse z. B. an Ihren vortrefflichen Hornisten »… 23. Pierre BOULEZ (1925-2016). L.A.S. à un ami musicien ; demi-page in-4 200 / 250 € « L’enregistrement de cette musique pour percussion qui devait avoir lieu le 18, se passera finalement le 25. Date changée pour de multiples raisons. Serez-vous de retour ? Si oui, ce sera avec plaisir que je vous verrai y assister. Si non, nous vous montrerons à votre retour les résultats enregistrés obtenus ! »… 24. Johannes BRAHMS (1833-1897). L.A.S., février 1874, à Franz Stockhausen ; 2 pages in-8 ; en allemand. 2 000 / 2 500 € Intéressante lettre sur le métronome et le tempo de ses œuvres. [Le chef d’orchestre alsacien Franz Stockhausen (1839-1926) était alors directeur du Conservatoire de musique de Strasbourg, et de la Société de chant sacré de la cathédrale. Il anima la vie musicale strasbourgeoise, en jouant notamment beaucoup les œuvres de Brahms. Son frère le baryton Julius Stockhausen, interprète réputé de lieder, était un ami intime de Brahms.] Il trouve la lettre de Stockhausen en revenant de Leipzig [tournée de concerts à Leipzig], et lui répond rapidement. Il ne sait pas du tout se servir d’un métronome et il n’en a pas sous la main pour mesurer les chiffres donnés par Stockhausen. Il prend le menuet à peu près au même tempo que celui qu’on entend habituellement dans Don 18

RkJQdWJsaXNoZXIy NjUxNw==