16 10 « Mon cher Thalberg Si au milieu des joies de la lune de miel vous avez un instant à me donner, ayez l’obligeance de m’écrire six lignes, pour me dire si vous avez reçu la partition de ma Symphonie et quand vous pourrez m’envoyer le morceau que vous avez eu la bonté de me promettre. Tout est arrêté à cause de l’absence de votre manuscrit et ce retard me contrarie beaucoup. Quoique marié, soyez bon garçon, et débarrassez vous de moi le plutôt possible »… 17. Hector BERLIOZ (1803-1869). L.S., signée par 20 autres artistes, Paris 30 juin 1863, à M. Barbet, chef de musique du 70e de ligne ; 1 page in-4 à en-tête du Comité central de l’Association des Artistes Musiciens. 300 / 400 € Lettre de remerciement pour le concours prêté au festival donné le 28 juin au Pré Catelan, et destiné « à améliorer la position des musiciens militaires et civils »… Parmi les signataires, on relève Auber, H. Reber, le baron Taylor, Ambroise Thomas… 15. Hector BERLIOZ (1803-1869). L.A.S., [1839], à Maurice Schlesinger ; demi-page in-8. 400 / 500 € « Mon cher Maurice, Voilà cette ode de Romani. C’est magnifique ! J’ai revu la traduction avec le plus grand soin ; mais je tiens à voir l’épreuve, ainsi envoyez la moi dès qu’elle sera faite »... [Il s’agit de l’ode À Nicolo Paganini du poète et librettiste Felice Romani (1788-1865), que Berlioz a traduite par amitié pour Paganini ; elle sera publiée dans la Revue et Gazette musicale (15 septembre 1839, n° 47, p. 374-376), avec cette introduction : « À l’occasion du dernier concert donné au théâtre Carignan au bénéfice des pauvres par N. Paganini, le célèbre Romani, dont nous ne connaissons guère en France que ses libretti d’opéras et qui cependant est l’un des plus grands poëtes du siècle dans la haute acception du mot, adressa à l’illustre virtuose une ode étincelante des plus rares beautés. Malgré l’impuissance de la prose française à reproduire le coloris et l’harmonie de la poésie italienne, nos lecteurs nous sauront gré sans doute de leur en donner la traduction que nous adresse M. Berlioz ».] 16. Hector BERLIOZ (1803-1869). L.A.S., Paris 1er août 1843, au pianiste et compositeur Sigismund Thalberg ; 1 page in-8. 1 000 / 1 200 € Sur sa Symphonie funèbre et triomphale. [Thalberg avait épousé le 22 juillet Francesca Lablache, fille du chanteur. Il avait promis à Berlioz une pièce pour piano, qui sera publiée en 1845 sous le titre Grand Caprice sur la Marche de l’Apothéose de Berlioz (Schlesinger).]
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